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En attendant l’album, pour fêter les J.O. de Londres, et pour faire parler les critiques (ho la la qu’est que cela ressemble à du Queen ….) et bien j’ose. J’ose vous présenter ce single honirique et héroique de Muse. On attendra la rentrée pour chroniquer l’album à venir et vous dire tout le bien (ou le mal) que l’on pense de Muse et de sa demarche artistique…

C’est l’été et on va aller explorer le fin fond de la power pop made in USA.

Voilà un titre que je n’ai pas cherché, que je n’ai pas pisté avec le dernier moteur de recherche à la mode mais qui est simplement venu à moi par le biais du mail de contact de la webradio. Ni une, ni deux, je pars à la recherche d’informations sur Damian Wyldes

Découverte du site plutôt kitch et pas forcément intéressant, ou l’on apprend que le jeune homme nous vient du Texas et qu’il a déjà commis un album (« The Hope Album »), une musique de film, et que ses productions sont aussi en espagnol. Je ne sais pas pourquoi son staff ou lui s’est intéressé à notre Musical Box mais la moindre des choses était d’écouter ce qu’il nous avait envoyé. Et donc après avoir effacé la mauvaise impression que m’avait laissé son site et ses productions précédentes, je vous propose ici son titre qui est pour l’été le genre de petite chose que je laisse entrer dans mes oreilles. Très pop, très sucré, très easy listening, bref très hollidays.

Je ne vais pas l’encenser, mais je trouve que dans le genre c’est plutôt bien fait. Une bonne intro, une basse qui vous fait dodeliner gentiment et une voix bien posée. « Killing me » est un morceau construit très classiquement qui est efficace. On oublie le clip, et on se concentre sur la production très propre mais sans fioritures du morceau. Tout çà lui donne son ticket d’entrée dans la Boite à Musique pour cet été. Et vous qu’en pensez vous ? J’attends vos commentaires histoire de lui faire remonter ce que nos lecteurs/auditeurs en pensent.

Kyte

Salut les kids, me revoilà ! Assez discret ces derniers temps, c’est reparti pour un tour. Voici le temps des beaux (?) jours et des petits morceaux sympathiques qui vont bercer notre été. Une petite news au hasard, Kyte ! Des petits anglais qui nous viennent du Leiceistershire. Trio composé de Nick Moon (non aucun rapport avec l’autre) au chant, de Tom Lowe (rien à voir avec Nick) guitare et claviers, et de Scott Hislop à la batterie. Un premier album en 2008, puis deux productions en 2009 et 2010 et voici donc dans vos oreilles leur nouvel opus « Love to be lost ». Estampillé post-rock et shoegaze, c’est bien a mi chemin de ces deux qualificatifs que notre groupe se situe. Le travail avec John Goodmanson (Nada Surf, Blonde Redhead, Los Campesinos) au Robert Lang Studios a porté ses fruits et cet album est une petite pépite prête à ensoleiller nos oreilles.

U2 – U22

Non, je ne renoncerai jamais !
Je suis de cette génération qui a vieilli avec U2. Il fut une époque où jouer un titre de U2 en radio était pratiquement subversif pour les oreilles du grand public, heureusement depuis de l’eau a coulé sous les ponts.
Aujourd’hui c’est plutôt le contraire. Les « rockers » en sont plutôt à dénigrer le groupe et à dire du mal de la bande à Bono (oui je sais, elle est facile) qu’à encenser leurs productions. Et bien, je crois qu’il y a un juste milieu. Je ne peux passer à coté de la sortie d’un nouvel album de U2 fut-il un enième Live. Cadeau fait par le groupe à ses fans (ce sont eux qui ont choisi la setlist) ou nouveau tiroir caisse pour nos irlandais ? Je vous laisse choisir selon votre sensibilité, mais je tiens à dire que très peu de groupe au monde peuvent aligner autant de morceaux de si haute tenue que U2.
Dans cette setlist, il y a un morceau qui n’était pas à l’époque destiné à passer à la postérité et qui 20 ans plus tard ressort de la sélection opérée par les fans. « Ultra Violet » est pour moi un des titres les plus intéressants du groupe et je suis heureux qu’il figure dans ce « U22 », ce qui me donne l’opportunité de le glisser discrètement dans notre Musical Box.

Linkin Park - Maxidrom Open Air

On ne vous présente plus Linkin Park. Groupe de rock alternatif et néo-métal Californien, emmené par Chester Bennington (chant), et composé de Mike Shinoda (chant, rap, guitare et claviers), Brad Delson (guitare), Dave Farrell (basse), Rob Bourdon (batterie) et Joe Hahn (platines, effets et mixage).

C’est devenu maintenant une institution, on attend le nouvel album et l’on critique, ou non. « Il est mieux que celui d’avant », « C’est devenu commercial », « moi, je préférais quand … », etc, etc.
Chester a affirmé que cet album serait : « du point de vue lyrique très sérieux avec une approche plus directe de la politique, la religion, et d’autres sujets à forte controverse ». Il nous a aussi dit « qu’ils avaient appris à écrire sur ces choses-là et qu’ils s’attendent d’ailleurs à des réactions très vives et contrastées ».
Donc le voilà cet album, et votre serviteur vous dit simplement « préécoutez-le ! ». Et suivant votre sensibilité achetez les titres qui vous plaisent sachant que les morceaux sont si différents que le tout n’est pas homogène et que suivant les facettes de Linkin Park que vous aimez votre réaction sera différente, on n’aborde pas un « Until it breaks » comme un « In my remains » ou encore comme un « Skin to bone ». Je vous propose ici « In my remains » , deuxième morceau de la tracklist qui est pour moi le morceau le plus enchanteur à mes oreilles car suivant pour moi une structure musicale qui correspond vraiment au groupe et à son histoire musicale.

A Place to Bury Strangers

Souvent surnommé le groupe le plus bruyant de New-York les APTBS comme on les nomme ne sont pas plus bruyants que d’autres, quoique. Très influencé par des groupes comme Jesus and Mary Chain ou encore My Bloody Valentime qui firent les grandes heures de La Gueule du Loup, émission radiophonique culte s’il en est, les APTBS ne renient vraiment pas leurs influences.

Sur scène cette réputation d’être loud n’est pas usurpée mais dans leurs productions discographiques ils sont aussi très fins. Noisy but pop pourrait très bien être leur slogan. Ils se sont inventés un son bien à eux. La voix d’Oliver Ackermann, sombre et pénétrante nous porte régulièrement à la limite des grandes interprétations de Ian Curtis, mais surtout le plus du groupe ce sont les guitares, ou plutôt les sons de guitares. Ackermann (ex Skywave) est aussi manager d’une compagnie fabriquant des pédales pour guitares, ceci explique peut-être cela. Un peu de bruit (mélodique) dans cette Musical box pour nous (vous) réveiller un peu, c’est ce que je vous propose. A écouter à fond, sans modération et sans pitié pour vos voisins !

Un gros coup de flemme, un manque de temps, une expérience, et si vous me disiez ce que vous en pensez (en commentaire).
Finalement c’est aussi fait pour ça l’interactivité. Alors à vous de jouer et critiquez moi cet album de Metric. Sachez simplement que pour moi déjà sa présence dans la Boite à Musique veut dire que j’apprécie.

Sympathique interview ici.

Jesca Hoop

Jesca Hoop est une artiste qui va me permettre de faire le contrepied à mon post précédent. Ici pas de campagne de presse étouffante et pas d’articles jusque dans le moindre journal de province, alors que l’album ‘The House That Jack Built’ soit bien plus qu’honorable. Oui mais c’est parce qu’elle n’a rien fait jusqu’à maintenant me direz-vous ! Là encore, on voit l’importance des média car notre Jesca n’est pas tout à fait une inconnue, reprenons …

Née en Californie, bercée par la musique folk traditionnelle, elle n’a pas attendu bien longtemps avant de proposer en 2003 une démo à la station de radio sud californienne KCRW. Enregistrée à la maison avec les moyens du bord (4 pistes) cette démo fut énormément passée sur les ondes de la radio sus-nommée car un de ses programmateurs s’en était entiché. C’est Tom Waits lui même qui l’a poussée à écrire ses morceaux car notre belle fût un moment la baby sitter non pas de Tom mais de sa progéniture. Un petit parrainage plus tard et des commentaires sur la musique J. Hoop plus que sympathiques : « la musique de Jesca Hoop, c’est ‘comme se baigner dans un lac en pleine nuit » (!), voici que tout s’enclenche. En 2009 elle déménage vers l’Angleterre direction Manchester avec les encouragements de Guy Garvey (chanteur/guitariste d’Elbow et producteur radio sur la BBC), en 2010 elle tourne en ouverture de Eels aux US ainsi qu’en UK en 2011. Fin 2011 elle accompagne Peter Gabriel en tant que choriste dans son US New Blood Tour. Voilà pour l’histoire.

Le disque c’est simplement de la très bonne pop comme on l’aime ici dans notre Musical Box, petite rythmique sautillante (comme sur le morceau proposé ci-dessous) belle voix bien posée, et mélodies agréables que vous chantonnerez surement sous votre douche. Le clip officiel de « Born to » est réalisé par une certaine Anna Gabriel, hé oui la fille de Peter, le monde du rock est décidément petit. Le seul souci pour notre artiste c’est qu’elle ne s’appelle pas Patty ! Sinon elle aurait en plus la « presse » avec elle…

Alors là, on tombe vraiment dans le troisième âge du rock. Je vous avais fait grâce de la daube sortie par notre Iggy « je ne sais plus quoi faire pour qu’on s’interresse à moi » Pop, mais aujourd’hui je vais quand même vous proposer l’album de Patty. Oui Patty, celle qui à partir de 75 (1975) et pendant quelques années m’a accompagné dans mes premières errances rock’n’rollesques.

Et bien figurez vous qu’elle produit encore notre chère Patty, notre Line Renaud du rock. Expédions tout de suite la critique de l’album car, bien que sur un site dédié à la musique, ce n’est pas forcément cela qui me fait écrire aujourd’hui. C’est de la musique, plutôt pas mauvaise que je peux aimer écouter de temps en temps en mémoire à ce qu’elle fut et cela s’arrête là.

Ce qui me fait bondir c’est le ramdam autour de ce disque ni bien ni mal. Si vous tapez sur vos moteurs de recherches préférés « Patty Smith Banga » vous allez avoir un tas de lien vers des critiques dithyrambiques  et cela seulement parce que c’est Patty. Regardez ici ou ici ou encore  et c’est encore plus drôle et révoltant. 3 journaux en ligne différents et 3 fois le même article. Je ne vais pas plus loin cela m’énerve. Il faut de la présence médiatique si l’on veut vendre, alors bravo les attachés de presse vous avez réussi votre coup sur cet album. Et carton rouge à la « presse » qui est capable de publier plusieurs fois le même article dans des journaux différents. Dites moi, c’est pour amortir les frais ou quoi cette méthode ? Si cela continue il n’y aura plus qu’une seule ligne de pensée culturelle dans notre beau pays. Et pendant ce temps nos amis rockers des 70’s devenus Bobos des 10’s (tiens on a changé de siècle !) vont courir acheter cet album car il est bien accueilli dans toute la presse …

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Premier album du groupe depuis 2005, sept ans d’attente mais ça en valait la peine. Le premier extrait « Tonight » était disponible depuis le mois de mars, il était plutôt orienté electro dance et était déjà sympathique mais peut être pas digne de figurer dans notre playlist, quoique ! Les retrouvailles avec le producteur historique du groupe (Ian Catt) qui nous balaye les oreilles avec ses mélodies interstellaires depuis 1991 sont réussies. Huitième album du groupe cet opus est teinté à la fois de mélancolie et de gaitée interactive, de beats dansants et de paroles nous amenant parfois à réfléchir. Cet album est ce que j’attendais d’un groupe comme St Etienne. Nos deux compères Stanley (Bob) et Wiggs (Peter) ont, comme à l’accoutumée, ciselé un petit bijou d’electro pop mélodique. La voix intemporelle et si chaude de Sarah Cracknell fait le reste.

Je suis ici très loin d’un groupe comme The Foreshadowing que je vous ai proposé il y a quelques temps, mais c’est mon point fort (ou faible diront certains); l’éclectisme musical est ma marque de fabrique. Je vous propose ici le titre d’ouverture « Over the border » qui, si vous ouvrez bien vos oreilles, vous raconte toute une histoire qui pourrait être la mienne, la votre, celle de votre pote …

Je crois que je vais encore faire réagir mon compère Zistor !
Qui se souvient de Killing Joke ? Un des groupes le plus important de la période new wave/post punk du début des années 80. Il fut en son temps une référence, capable d’influencer nombre de groupes des 90’s (Nirvana, Soundgarden, …).
Au fait ça ne vous rappelle rien ce titre ???

Et oui, ça ressemble gravement au « Comme as you are » de Nirvana mais avec quelques années d’avance (plagiat ???)

Jaz Coleman le leader des Killing Joke fut surement aussi à l’origine de la reconnaissance des Sugarcubes embryonnaires s’appelant alors Theyr qu’il fréquenta assidument lors des ses séjours islandais en 82 et qu’il poussa  à l’exil londonien.

Le groupe disparut plus ou moins des radars à partir de 1995, il réapparaît dans la deuxième moitié des années 2000. Quelques productions depuis mais surtout la reformation du line-up original en 2010. Et puis, 32 ans après la naissance du groupe ce nouvel album sobrement intitulé « MMXII ». C’est le 14ème sous le nom de Killing Joke et ce n’est pas, loin de là, le plus mauvais.

D’abord c’est du Killing Joke, ce son, cette marque de fabrique on la retrouve sur « Primobile » que je vous propose ici, et finalement sur tous les titres de l’album. Compositions très inspirées, pas forcément innovantes, mais très talentueuses. Chaque titre a un potentiel énorme, on pourrait les qualifier de tube, rappelez vous « Love like Blood » hymne intemporel de plusieurs générations de « post punker », et bien cette sensation ressort de pratiquement tous les titres de cet album.

Vous allez me dire, « ça c’est l’avis d’un vieux nostalgique qui retrouve le son de sa jeunesse », et bien écoutez vous même et donnez moi votre avis dans les commentaires.

Public Image Limited

C’est vrai qu’ici dans notre boite à musique on est plutôt du genre à aller chercher des news, avec peut être le défaut d’être un peu trop pointu quelquefois, quoique ! Mais en vieux briscards du rock que nous sommes avec Zistor, on aime non seulement replonger nos oreilles dans les titres de nos favoris des années ancestrales qu’étaientt les années 80/90, mais aussi voir ce qu’ils sont devenus nos groupes favoris.

Quelquefois ils sont simplement disparus, ou séparés puis reformés, ou pseudo reformés, quand il ne reste plus qu’un seul membre qui aime à faire vivre le nom, il arrive aussi qu’ils aient continué leur petit bonhomme de chemin loin des projecteurs et qu’ils soient toujours là dans un petit coin de la rockosphère.

Et puis de temps en temps un grand plaisir nous est fait, au hasard d’un concert ou d’une sortie surprise, comme ici avec ce EP de Public Image Limited. Un Lydon qui a pris quelques années, comme nous tous d’ailleurs, mais qui continue à être l’empêcheur de « conformiser » en rond. Les plus jeunes d’entre vous devront sans doute aller faire un tour ici pour savoir qui est ce fameux Lydon, ce qui  ne serait sans doute pas le cas si j’utilisais son pseudonyme de la grande époque Johnny Rotten.

Ce nouvel EP donc, première vraie production depuis la reformation de 2009, est vraiment une bonne surprise. 56 ans et toujours la même pêche, oui c’est vrai physiquement il a quand même pris un coup de vieux mais dans la tête il est toujours animé par sa foi en la musique. Une basse toujours omniprésente, LA voix de Lydon, une guitare hululante à souhait voilà donc avec « One drop » un morceau que l’on ne peut qu’aimer dès la première écoute dans la lignée de « Rise » ou de l’ironique « This isn’t a love song ». On attend donc l’album avec impatience.

Il y a un mois et demi je vous proposais le single préfigurant l’album en téléchargement gratuit (remontez quelques posts en arrière pour réécouter « Lucifer »).

Aujourd’hui ça y est, l’album est là depuis le 21 mai et ma foi il ne déroge pas à la règle, c’est bien du Cult. Je ne vais pas vous resservir la soupe et vous avez tous très bien compris que ce groupe, malgré les aléas du rock’n’roll circus, est un de ceux que je place dans mon Panthéon personnel. Deuxième titre extrait de ce nouvel album, je vous propose donc ce « For the Animals » qui se rapproche plus de la période fin 80’s début 90’s que le précédent single et pour moi c’est un plus. Bon dieu que j’aime la voix de Ian, que j’adore le jeu de guitare de Billy et que j’apprécie des morceaux comme ce « For the Animals ».

LAPKO – Love

Lapko

Imaginez quelque chose entre Muse et Iron Maiden, et bien vous venez de trouver Lapko. Voilà dix ans que nos amis finlandais écument les scènes du grand nord mais aussi du Canada et des USA. On se souvient de leur très très bon album « A new Bohemia » en 2010 avec entre autre deux titres plus que sympathiques (« I shot the Sheriff » et « New Bohemia ») et bien ce nouvel album est dans la lignée.

Mlaja (Guitares, chant), Nordberg (basse) et Heikkonen (batterie) nous offrent ici un album équilibré surfant avec les influences évidentes de leurs membres. La vague les mène, de-ci de-là, du heavy avec des parties de guitares héroïques au cold avec des breaks et des nappes de synthé dignent des grandes heures de la newwave (Gallows). Une belle voix de hardrocker, une production avec un bon relief et surtout dans la structure des morceaux une inventivité à toute épreuve comme dans « River Venom » le titre que je vous propose en écoute immédiate. A sortir du lot aussi « Girls say yes » et « Love is sick and wrong », plages 9 et 10 de cet album d’un groupe qui gagne à être écouté si vous ne le connaissais pas.

Attention quand même, ce n’est pas de la pop de printemps comme dirait mon copain Zistor mais plutôt un OSNI (Objet Sonique Non Identifé) survitaminé.

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Allez moi aussi j’ai droit au petit bonbon acidulé. Rien à voir avec ce que je vous propose d’habitude mais ça doit être Zistor qui déteint sur moi de temps en temps. Voici un album qui pourrait être la bande son de vos petits barbecues de périodes estivales. Deux jeunes filles qui poussent la chansonnette dreampop sous le soleil de Californie, rien de mieux comme tableau pour illustrer une soirée cool et agréable entre copains/copines.

Nos deux naïades ne sont pas jumelles du tout par contre elles sont belles et bien soeurettes. Chelsea et Justine Brown ont poussé  à Riverside, Orange County, Californie et depuis toutes petites elles voulaient créer un  groupe et jouer du rock’n’roll. Et bien voilà, c’est chose faite, l’une à la batterie, l’autre à la guitare, et les deux au chant. depuis 2008 elles nous bercent les oreilles avec leur pop harmonique inspirée 60’s. Tout juste vingt ans et déjà sur la route pour jouer live leur petites compositions. L’album éponyme est sorti il y a déjà deux mois et demi, mais je vous le propose quand même car à l’approche des beaux jours ça fait du bien.

Qui a dit que je n’aimais pas les groupes de filles ? Et pour vous le prouver j’en remets une petite couche avec un « vieux » morceau du groupe que je viens de (re)découvrir et sur lequel je craque carrément.

The Veer Union

Ils sont canadiens, de Vancouver, et se sont formés en 2004. Après plusieurs péripéties ils arrivent à sortir un premier album indépendant en 2006. Cette production et surtout les concerts qui suivirent leur permirent d’attirer l’intérêt d’une major et ils signèrent ainsi avec Universal.
Deuxième album en 2009 (« Against the grain ») et là malgré un beau succès pour un jeune groupe, il se font virer de chez Universal sous prétexte de mauvaises ventes. Toujours est-il qu’en ce printemps 2012 un nouvel album est là, mais si les deux membres fondateurs Crispin Earl (Chant) et Eric Schraeder (Guitare) sont eux aussi toujours là, le groupe a perdu deux de ses membres dans l’histoire.
« Divide the Blackened Sky » est un album de post-grunge (ou nu métal) classique sans grande originalité mais avec quand même quelques moments intéressants. Le son est bon, bien travaillé, les compositions n’ont rien de transcendantes mais sont quand même dignes de cette vague musicale que l’on a connu avec des groupes tels que Linkin Park ou Limp Bizkit. Un titre ressort ici du lot (« Bitter End ») et vous pourrez juger par vous même de mes propos précédents. The Veer Union est pour moi l’exemple type du groupe besogneux qui arrive un peu après la bataille mais qui arrive quand même à nous faire vibrer bien qu’ayant un gout de « déjà vu ».

Sennen

Ils se sont rencontrés à Norwich en 2002 et rapidement ils ont émigré à Londres. C’est donc de cette bonne vieille capitale anglaise que Sennen nous distille sa musique. Je ne vais pas m’étendre ici sur l’histoire du groupe mais sachez qu’ils ont quand même réussi à placer des titres dans deux B.O. de série TV (True Blood et One Tree Hill), sachant ainsi assuré un minimum pour faire vivre le groupe.

La bande de Larry Holmes (chanteur, guitariste), quatuor on ne peut plus classique dans l’univers du rock, a confié la réalisation de cet album à David Allen (The Cure, Depeche Mode) et je crois que cela a été un bon choix. Un son clair , épuré et très rock à la foi. Des mixes tout en équilibre et un traitement guitare/voix des plus réussi.
Troisième album du groupe, qui avait lors de la sortie du premier plutôt une étiquette post-rock, ce « Lost Harmony » est un must have pour les amateurs de lo-fi indie à rapprocher de Ride ou de Yo La Tengo quelquefois. Pour ceux qui aiment se laisser aller sur des titres lents et joliment construit, il y a « No love song » ou « Wasted heart », pour ceux qui préfèrent les rythmiques cycliques et entêtantes, il y a « Vultures » (le premier single extrait de cet album), bref c’est un album complet.

Dans notre boite à musique donc, vous trouverez, « Vultures » et « Wasted heart » ici en version acoustique et dans le Maxiton Sound d’autres extraits de ce bel album.

Et en prime, pour un petit retour dans le temps, la cover d’un des meilleurs titres de New Order « Love Bizarre Triangle »

Sune Rose Wagner / Sharin Foo

Un drapeau rouge et blanc flotte au dessus de ce groupe alors que beaucoup le croit sous la bannière étoilée. L’inspiration est c’est vrai directement issue de la pop américaine des années 60 mais les Raveonettes sont danois. Ils nous viennent de Copenhague où ils se sont formés en 2001. Depuis 10 ans ils ont fait leur petit bonhomme de chemin avec leurs guitares saturées et leur son distordu jusqu’à voir figuré sur leurs productions des grands noms comme Moe Tucker, Ronnie Spector et Martin Rev. Leur marque de fabrique (Trois accords, trois minutes) n’est jamais très loin et leur influence Hollystique (Buddy Holly) matinée de Jesus And Marie Chain fait encore des miracles.
Album plus que sympathique, que l’on pourrait qualifier de noisy-pop-acidulé, avec surtout des mélodies qui vous restent en tête et vous rendent joyeux pour la journée. Et puis rien que pour la charismatique Sharin Foo qui officie derrière le micro vous devriez jeter une oreille (et un oeil) sur cet album.

2012, un album live et un DVD, dont vous avez ici une bande annonce et un titre « Moonchild », et de suite on se replonge dans la grande époque des Fields of the Nephilim.

La voix caractéristique de leur leader charismatique Carl McCoy nous emmène au coeur de leur musique.
Depuis 1986 date de sortie de leur premier album « Dawnrazor » et jusqu’en 1991 les Fields ont enchainé albums et singles de qualité jusqu’à produire le chef-d’oeuvre « Elizium ». Dans son histoire, le groupe a toujours eu avec lui le public et un noyau de fans qui encore aujourd’hui restent nombreux, et a aussi malheureusement été éreinté par la critique qui les a jugés plus sur leur look improbable gothique-western que sur la valeur de leurs productions. La preuve aujourd’hui à la réécoute de leurs morceaux historiques on ne peut que penser du bien de ces artistes qui ont su rester fidèles à leur univers et à leur musique.

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Oui, j’aime le heavy sound ! Et avec cet album je suis servi. The Foreshadowing est l’archétype du bon Gothic Doom. Voilà du gros son qui est rempli de poésie, de lyrisme et la voix de Marco Benevento est ici exploitée à fond. Oui cet homme à une voix, chose rare dans le heavy, et il sait s’en servir. Des intonations à la Depeche Mode,  sur « Havoc » notamment, une gravité à vous donner la chair de poule, et surtout une justesse à toute épreuve.

Cet album (3ème du groupe) est une pure merveille, l’atmosphère poétique qui s’en dégage malgré la dureté du son ne fait que mieux souligner le tour de force de nos amis italiens. On voyage entre les limbes des meilleurs représentants du gothique rock cinq étoiles de Dead Can Dance aux Sisters of Mercy / The Mission en passant par des inspirations dignes de Theatre of Tragedy période Siren. La production, irréprochable de cet album, a été confiée à Dan Snanö multi-instrumentiste et producteur de renom qui nous vient de Suède et qui fut en son temps le batteur de Katatonia. Il fallait bien une touche de grand nord dans le travail de nos hommes du sud pour leur ouvrir tout grand les portes du succès métallique.

Ici et tout de suite « Havoc » et bien sur d’autres titres sur le Maxiton Sound qui voit le retour presque assidu de Vanke.

The Dandy Warhols

Presque 20 ans, pop psychédélique, quatuor, Portland (oregon) ! Ce sont les mots clefs pour caractériser les Dandy Wharols.

Groupe chouchou des radios universitaires américaines, les DW ont conquis un vaste public grâce à elles. Mais le petit plus qui les a vraiment fait connaitre autour du monde c’est la présence de leurs titres dans des bandes originales de films, de series, de jeux, de pub. Qui ne connait pas « Bohemian like you » qui en France fut reprise comme musique de pub par Citroen pour la C4 après avoir été successivement dans une autre pub pour Vodaphone en Angleterre, dans la B.O. de Buffy contre les vampires et générique du jeu vidéo « 24h du Mans ». Autre grand fait d’arme d’un de leur titre « We used to be friend », le générique de la série Véronica Mars.

Après tout ça, comment ne pas être connu partout ! Connus oui, mais pas forcément reconnus. Les DW restent encore, tout au moins en Europe encore un groupe underground, si cela veut dire encore quelque chose. Et ce titre le prouve, pied de nez à leurs productions les plus connues ce « Well they’re gone » se rapproche plus de la gipsy-waltz que du morceau rock, mais ce n’est pas pour me déplaire.

On entend déjà ici et là et aussi chez nous le son plus grunge et graisseux du reste de leur nouvel album, mais moi je préfère programmer le premier single car je le trouve moins prévisible. Et comme il en faut pour tout les gouts vous trouverez ci-dessous un de ces titres plus communs, « Sad Vacation ».

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C’est en Suisse que nous atterrissons aujourd’hui pour tendre une oreille sur Leech.
Groupe formé en 1995 par un certain Marcel (!) Meyer et qui dès le début dédia le groupe à la musique instrumentale expérimentale. Dans notre jargon on dit aussi post-rock sachant quand même qu’ici avec Leech les claviers et surtout le piano sont très présents. A ne surtout pas confondre avec le groupe londonien du même nom qui lui, est spécialisé dans les reprises de grands tubes pop/rock (covers band, on dit là-bas) et qui tourne à raison de 150 dates à l’année minimum (de la fête de famille aux beuveries post-matches de foot).

Les morceaux de Leech nous proposent toujours un paysage musical intéressant et leur dernière production ne fait pas exception. Le morceau que je vous propose « Turbolina » pourrait très bien être une O.S.T. (bande originale de film en français) tant il nous fait ressentir des impressions et des émotions. Chez nos fournisseurs de musique habituels depuis le début mars ce nouvel album est une pépite qu’il vous faut découvrir absolument.

Salut les kids ! Toutes les bonnes choses ont une fin et les vacances aussi !
Un grand merci à Zistor qui a animé le blog et la radio pendant mon absence à lui tout seul, le Gator se faisant toujours très discret.
De retour donc parmi vous après quelques aventures dans le grand nord (Islande) d’où je vous ai rapporté quelques sons.

Non, ce ne sera pas le bruit des baleines en pleine évolution au large de Reykjavik, ni le son des chutes du Gullfoss mais des titres du groupe lokeda. Alors, que vous dire sur eux ? Ils sont Islandais, ils ont quelques titres sur Soundcloud et …. c’est à peu près tout ce que je sais. Ha oui, ils sont aussi de sacrés bidouilleurs de sons et n’ont rien à envier question compositions à leurs ainés qu’étaient les Sugarcubes. Pas de photos non plus à vous proposer, bref le grand flou autour de ce groupe, mais je vous prédis qu’ils ne resteront pas longtemps dans cet anonymat.

YEEEEESSSS ! Ils reviennent. Blousons de cuir et mains graisseuses, le chapeau de Ian Astbury en prime le nouvel album de The Cult est attendu pour le mois de mai.

Petit retour en arrière, à l’époque de ma jeunesse. 1981, formation du groupe Southern Death Cult estampillé post-punk, gothique, évolution du line-up, rencontre Astbury/Duffy, raccourcissement du nom en Death Cult puis en The Cult et nous sommes déjà en 1984. Enregistrement du premier album et bingo, deux singles qui squattent les charts et un album en 21ème position des ventes en Angleterre. Cet album digère toutes les influences des débuts avec encore un petit coté new wave mais déjà la présence incontournable des guitares de Billy Duffy. Tout doucement The Cult va glisser du post new wave psychédélique vers le rock hard graisseux et quelque part flamboyant sous la houlette de quelques personnages emblématiques tel que Rick Rubin, producteur de renom. De péripéties en séparations et reformations, ils traverseront les années 90 et 2000 avec des expériences différentes pour Duffy et Astbury, ce dernier ressuscitant les Doors en tant que chanteur honoraire.

Et nous voilà en 2012, cinq ans après la dernière production (« Born into this »), nos compères repointent leurs bouts de nez, ou plutôt de guitares, pour un nouvel album. Rien n’a changé, ni la voix, ni les riffs de guitare, ni les thèmes. Pourquoi devraient ils changer ? On les aime comme ça. Mais si je vous en parle aujourd’hui c’est parce que ce titre « Lucifer » est en téléchargement gratuit sur le site du groupe mais surtout j’avais envie de vous annoncer le concert que je vais attendre avec impatience et qui me permettra de repartir en virée en Angleterre en septembre prochain, à savoir Killing Joke, The Mission et The Cult sur la même affiche. Nous allons avoir d’ici là le temps d’en reparler.

Concert