Vanke

Sennen

Ils se sont rencontrés à Norwich en 2002 et rapidement ils ont émigré à Londres. C’est donc de cette bonne vieille capitale anglaise que Sennen nous distille sa musique. Je ne vais pas m’étendre ici sur l’histoire du groupe mais sachez qu’ils ont quand même réussi à placer des titres dans deux B.O. de série TV (True Blood et One Tree Hill), sachant ainsi assuré un minimum pour faire vivre le groupe.

La bande de Larry Holmes (chanteur, guitariste), quatuor on ne peut plus classique dans l’univers du rock, a confié la réalisation de cet album à David Allen (The Cure, Depeche Mode) et je crois que cela a été un bon choix. Un son clair , épuré et très rock à la foi. Des mixes tout en équilibre et un traitement guitare/voix des plus réussi.
Troisième album du groupe, qui avait lors de la sortie du premier plutôt une étiquette post-rock, ce « Lost Harmony » est un must have pour les amateurs de lo-fi indie à rapprocher de Ride ou de Yo La Tengo quelquefois. Pour ceux qui aiment se laisser aller sur des titres lents et joliment construit, il y a « No love song » ou « Wasted heart », pour ceux qui préfèrent les rythmiques cycliques et entêtantes, il y a « Vultures » (le premier single extrait de cet album), bref c’est un album complet.

Dans notre boite à musique donc, vous trouverez, « Vultures » et « Wasted heart » ici en version acoustique et dans le Maxiton Sound d’autres extraits de ce bel album.

Et en prime, pour un petit retour dans le temps, la cover d’un des meilleurs titres de New Order « Love Bizarre Triangle »

Sune Rose Wagner / Sharin Foo

Un drapeau rouge et blanc flotte au dessus de ce groupe alors que beaucoup le croit sous la bannière étoilée. L’inspiration est c’est vrai directement issue de la pop américaine des années 60 mais les Raveonettes sont danois. Ils nous viennent de Copenhague où ils se sont formés en 2001. Depuis 10 ans ils ont fait leur petit bonhomme de chemin avec leurs guitares saturées et leur son distordu jusqu’à voir figuré sur leurs productions des grands noms comme Moe Tucker, Ronnie Spector et Martin Rev. Leur marque de fabrique (Trois accords, trois minutes) n’est jamais très loin et leur influence Hollystique (Buddy Holly) matinée de Jesus And Marie Chain fait encore des miracles.
Album plus que sympathique, que l’on pourrait qualifier de noisy-pop-acidulé, avec surtout des mélodies qui vous restent en tête et vous rendent joyeux pour la journée. Et puis rien que pour la charismatique Sharin Foo qui officie derrière le micro vous devriez jeter une oreille (et un oeil) sur cet album.

2012, un album live et un DVD, dont vous avez ici une bande annonce et un titre « Moonchild », et de suite on se replonge dans la grande époque des Fields of the Nephilim.

La voix caractéristique de leur leader charismatique Carl McCoy nous emmène au coeur de leur musique.
Depuis 1986 date de sortie de leur premier album « Dawnrazor » et jusqu’en 1991 les Fields ont enchainé albums et singles de qualité jusqu’à produire le chef-d’oeuvre « Elizium ». Dans son histoire, le groupe a toujours eu avec lui le public et un noyau de fans qui encore aujourd’hui restent nombreux, et a aussi malheureusement été éreinté par la critique qui les a jugés plus sur leur look improbable gothique-western que sur la valeur de leurs productions. La preuve aujourd’hui à la réécoute de leurs morceaux historiques on ne peut que penser du bien de ces artistes qui ont su rester fidèles à leur univers et à leur musique.

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Oui, j’aime le heavy sound ! Et avec cet album je suis servi. The Foreshadowing est l’archétype du bon Gothic Doom. Voilà du gros son qui est rempli de poésie, de lyrisme et la voix de Marco Benevento est ici exploitée à fond. Oui cet homme à une voix, chose rare dans le heavy, et il sait s’en servir. Des intonations à la Depeche Mode,  sur « Havoc » notamment, une gravité à vous donner la chair de poule, et surtout une justesse à toute épreuve.

Cet album (3ème du groupe) est une pure merveille, l’atmosphère poétique qui s’en dégage malgré la dureté du son ne fait que mieux souligner le tour de force de nos amis italiens. On voyage entre les limbes des meilleurs représentants du gothique rock cinq étoiles de Dead Can Dance aux Sisters of Mercy / The Mission en passant par des inspirations dignes de Theatre of Tragedy période Siren. La production, irréprochable de cet album, a été confiée à Dan Snanö multi-instrumentiste et producteur de renom qui nous vient de Suède et qui fut en son temps le batteur de Katatonia. Il fallait bien une touche de grand nord dans le travail de nos hommes du sud pour leur ouvrir tout grand les portes du succès métallique.

Ici et tout de suite « Havoc » et bien sur d’autres titres sur le Maxiton Sound qui voit le retour presque assidu de Vanke.

The Dandy Warhols

Presque 20 ans, pop psychédélique, quatuor, Portland (oregon) ! Ce sont les mots clefs pour caractériser les Dandy Wharols.

Groupe chouchou des radios universitaires américaines, les DW ont conquis un vaste public grâce à elles. Mais le petit plus qui les a vraiment fait connaitre autour du monde c’est la présence de leurs titres dans des bandes originales de films, de series, de jeux, de pub. Qui ne connait pas « Bohemian like you » qui en France fut reprise comme musique de pub par Citroen pour la C4 après avoir été successivement dans une autre pub pour Vodaphone en Angleterre, dans la B.O. de Buffy contre les vampires et générique du jeu vidéo « 24h du Mans ». Autre grand fait d’arme d’un de leur titre « We used to be friend », le générique de la série Véronica Mars.

Après tout ça, comment ne pas être connu partout ! Connus oui, mais pas forcément reconnus. Les DW restent encore, tout au moins en Europe encore un groupe underground, si cela veut dire encore quelque chose. Et ce titre le prouve, pied de nez à leurs productions les plus connues ce « Well they’re gone » se rapproche plus de la gipsy-waltz que du morceau rock, mais ce n’est pas pour me déplaire.

On entend déjà ici et là et aussi chez nous le son plus grunge et graisseux du reste de leur nouvel album, mais moi je préfère programmer le premier single car je le trouve moins prévisible. Et comme il en faut pour tout les gouts vous trouverez ci-dessous un de ces titres plus communs, « Sad Vacation ».

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C’est en Suisse que nous atterrissons aujourd’hui pour tendre une oreille sur Leech.
Groupe formé en 1995 par un certain Marcel (!) Meyer et qui dès le début dédia le groupe à la musique instrumentale expérimentale. Dans notre jargon on dit aussi post-rock sachant quand même qu’ici avec Leech les claviers et surtout le piano sont très présents. A ne surtout pas confondre avec le groupe londonien du même nom qui lui, est spécialisé dans les reprises de grands tubes pop/rock (covers band, on dit là-bas) et qui tourne à raison de 150 dates à l’année minimum (de la fête de famille aux beuveries post-matches de foot).

Les morceaux de Leech nous proposent toujours un paysage musical intéressant et leur dernière production ne fait pas exception. Le morceau que je vous propose « Turbolina » pourrait très bien être une O.S.T. (bande originale de film en français) tant il nous fait ressentir des impressions et des émotions. Chez nos fournisseurs de musique habituels depuis le début mars ce nouvel album est une pépite qu’il vous faut découvrir absolument.

Salut les kids ! Toutes les bonnes choses ont une fin et les vacances aussi !
Un grand merci à Zistor qui a animé le blog et la radio pendant mon absence à lui tout seul, le Gator se faisant toujours très discret.
De retour donc parmi vous après quelques aventures dans le grand nord (Islande) d’où je vous ai rapporté quelques sons.

Non, ce ne sera pas le bruit des baleines en pleine évolution au large de Reykjavik, ni le son des chutes du Gullfoss mais des titres du groupe lokeda. Alors, que vous dire sur eux ? Ils sont Islandais, ils ont quelques titres sur Soundcloud et …. c’est à peu près tout ce que je sais. Ha oui, ils sont aussi de sacrés bidouilleurs de sons et n’ont rien à envier question compositions à leurs ainés qu’étaient les Sugarcubes. Pas de photos non plus à vous proposer, bref le grand flou autour de ce groupe, mais je vous prédis qu’ils ne resteront pas longtemps dans cet anonymat.

YEEEEESSSS ! Ils reviennent. Blousons de cuir et mains graisseuses, le chapeau de Ian Astbury en prime le nouvel album de The Cult est attendu pour le mois de mai.

Petit retour en arrière, à l’époque de ma jeunesse. 1981, formation du groupe Southern Death Cult estampillé post-punk, gothique, évolution du line-up, rencontre Astbury/Duffy, raccourcissement du nom en Death Cult puis en The Cult et nous sommes déjà en 1984. Enregistrement du premier album et bingo, deux singles qui squattent les charts et un album en 21ème position des ventes en Angleterre. Cet album digère toutes les influences des débuts avec encore un petit coté new wave mais déjà la présence incontournable des guitares de Billy Duffy. Tout doucement The Cult va glisser du post new wave psychédélique vers le rock hard graisseux et quelque part flamboyant sous la houlette de quelques personnages emblématiques tel que Rick Rubin, producteur de renom. De péripéties en séparations et reformations, ils traverseront les années 90 et 2000 avec des expériences différentes pour Duffy et Astbury, ce dernier ressuscitant les Doors en tant que chanteur honoraire.

Et nous voilà en 2012, cinq ans après la dernière production (« Born into this »), nos compères repointent leurs bouts de nez, ou plutôt de guitares, pour un nouvel album. Rien n’a changé, ni la voix, ni les riffs de guitare, ni les thèmes. Pourquoi devraient ils changer ? On les aime comme ça. Mais si je vous en parle aujourd’hui c’est parce que ce titre « Lucifer » est en téléchargement gratuit sur le site du groupe mais surtout j’avais envie de vous annoncer le concert que je vais attendre avec impatience et qui me permettra de repartir en virée en Angleterre en septembre prochain, à savoir Killing Joke, The Mission et The Cult sur la même affiche. Nous allons avoir d’ici là le temps d’en reparler.

Concert

Solar+Fake++++SPV+GmbH

Il n’y a rien à faire, on revient toujours à ce que l’on a aimé ! Avoir été manager d’un groupe electro indus durant les années 80 ça vous marque. Alors de suite si vous avez ou si vous aimez Depeche Mode, Front 242, Poésie NoireVNV Nation, New order et j’en passe, vous allez pouvoir continuer, cela va vous plaire. Les autres, restez, je ne désespère pas de vous convaincre.

Tout d’abord, cet album n’est pas une nouveauté… hé oui déjà 8 mois que cette production est sortie. Donc peut être l’avez vous déjà entendu peut être avez vous déjà lu des critiques à son égard. Solar Fake, c’est en fait le projet solo de Sven Friedrich de Zeraphine, également chanteur de Dreadful Shadows, et ce depuis 2007. C’est vraiment un pur produit E.B.M. rythmiques et sons synthétiques à souhait. Ce 2ème album c’est aussi vraiment le grand écart entre les groupes cités plus haut. « Parasites » étant à ranger du coté du trio belge Front 242 alors que « Under the sky » aurait pu faire partie d’un album de D.M..On y retrouve aussi une reprise surprenante d’un groupe pop new wave passé à la postérité, Talk Talk. En effet ici Swen s’essaye à l’art difficile du cover avec cette interprétation du « It’s a shame » de Mark David Hollis, qui reste un monument de la top list new wave, et ma foi il ne s’en sort pas trop mal, c’est plutôt intéressant. Alors certe il n’y a pas que des bons morceaux dans cet album, mais l’avantage de nos jours c’est que les morceaux peuvent s’acheter à la pièce.

Alors pré-écoutez cet album et je suis sur que vous trouverez des morceaux à votre gout, et ne faites pas comme certains critiques qui jettent le bébé avec l’eau du bain. Au fait avant d’écouter ne vous attendez pas à entendre des guitares, si cela était le cas passez votre chemin, 100% electro (nique!)

PG-LOST – Key

les PG.LOST décrivent leur formation comme un « orchestre du cœur ». Effectivement, les rythmiques sont cardiaques et sont au cœur des structures, stables et régulières pour poser des ambiances cotonneuses (bien que mélancoliques), qui deviennent haletantes lorsqu’elles envoient la pression sur les mélodies comme le cœur propulse le sang dans les artères. Une musique au final très organique, débordante d’émotions et de sens uniques, qui tourne en rond mais finit toujours par évoluer, se filtrer, s’augmenter, se diminuer, s’enrichir. Le sang ne fait donc pas qu’un tour, quoi que le bouleversement est au cœur de ces nappes de guitares.
Les quatre suédois sont la preuve que la scène post-rock sait évoluer et se renouveler, affiner ses spécificités sans toucher à ses bases; et que la vérité viendra peut-être plus des contrées enneigées du nord de l’Europe que des bords du lac Michigan. Leur insistance à prendre d’assaut les routes et salles de concerts chaque fois que cela leur est possible en est une preuve plus…
Petite évocation du groupe par nos amis Lillois de Party Program.

PG-Lost

Depuis il y a eu ce nouvel album « Key » produit par Magnus Lindberg, qui a su insuffler une nouvelle âme au groupe. On tient là c’est sur la meilleure sève de ce que le post rock suédois nous propose en ce moment. Un titre comme « Terrain » avec cette rythmique bien lourde et graisseuse nous transporte ici loin des canons du genre, mais le naturel revient très vite et c’est avec des envolées lyriques de guitares réverbérées que le morceau se poursuit, la fin nous réservant la bonne surprise de se fracturer sur un mur de sons. J’ai choisi ici le 2ème titre de cet album pour partager avec vous le son de PG-LOST.
Certain reprocheront le manque de voix mais c’est aussi ça la marque de fabrique du post-rock. Alors si vous avez l’occasion de poser vos oreilles sur « Sheaves » autre morceau de l’album (diffusé dans le Maxiton Sound), fermez les yeux et je vous promets que l’absence de chant ne gâchera en rien l’invitation au voyage intérieur que nous proposent les membres du groupe.

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Pas grand chose à dire sur ce groupe, à part une chose, écoutez !
« Stranger » est le premier titre de ce projet mené par un certain Josh Frazier originaire de Baltimore (US). L’album, lui, sort en mai.
J’aime cette sonorité et je me plais aujourd’hui à vous la faire partager.
A suivre, peut être une révélation de l’année ???

Thula Bohra

Ensemble depuis 2007 mais n’ayant entamé la scène que depuis 2009, Les Thula Borah nous viennent de la brumeuse Ecosse. Glasgow est leur base. Ce quatuor formé par Lloyd Fay (chant + guitare), Kevin Heimann (guitare), Matt Williams (bass + chant) and Brian Eggo (batterie) a écumé les pubs et scènes de leur ville, tel que le 13th note café ou le Nice & Sleazy pub, avant d’aller jouer au festival d’Edimburgh.

Ils sortent leur premier album « Mind river matter » en 2010 et je m’en veux d’être passé à coté à l’époque. C’était un très bon « début album ». Aujourd’hui, ils se définissent eux mêmes comme un condensé du rock alternatif des années 90. Un mélange des Smashing Pumpkins, de Nirvana et des locomotives post-rock que sont Sigur Ros, Mogwai et Isis. Un EP aujourd’hui, avec un son plus clair, des compositions plus assagies, « Murder » ou « Violence is forever » n’ont plus rien à voir avec « Dirty injection » de l’album précédent. On joue plus dans l’atmosphérique que dans le rentre dedans mais on garde toujours la touche psychédélique.

Pour ceux qui aiment le post-rock mais qui aiment les titres chantés, voilà ce qu’il vous faut.
Je vous propose les deux titres évoqués plus haut, deux extraits de ce EP que vous pourrez trouver ici.
La prochaine étape maintenant sera de les voir sur scène. Quand ? …

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Une fois l’énorme succès de « Nothing compares to you » passé en 1990, on a plus parlé de Sinnead O’Connor pour ses positions politico-cultuelles ou pour ses frasques sentimentales que pour sa musique. De mariages ratés (elle en est à son quatrième si je sais bien compté, le dernier n’ayant duré que 18 jours) en actions revendicatrices ridicules la TV américaine, elle a passé la fin des années 90 et le début les années 2000 à courir après une reconnaissance post-tubesque. Bien qu’elle eu quelques productions plus que sympathiques, Sinead n’a plus retrouvé le succès de la chanson de Prince à part auprès d’un noyau plus ou moins important de fans.

Aujourd’hui un nouvel album,  « how about I be me, (and you be you) » produit par John Reynolds, collaborateur de toujours  (et ex-mari par la même occasion) et qui semble être un condensé de l’oeuvre de Sinead. On y retrouve, l’amour, la joie, la tristesse, la rupture, la perte, l’espoir, le regret, la douleur, la rédemption, la colère, la justice … tout l’univers de la chanteuse irlandaise. C’est pour moi un très bel album, peut être le meilleur, en tout cas un album excitant et brillant construit bien entendu autour de la voix de Miss O’connor sur laquelle le temps n’a pas de prise (je parle de la voix bien sur). Souhaitons que cet album redonne le gout de la vie à son interprète qui, ces derniers temps, en a manqué beaucoup.

Le premier single extrait de get album set « The wolf is getting married », vous le retrouverez dans la programmation du Maxiton Sound du soir en compagnie de celui que je vous propose ici, « Queen of Denmark »

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Musicien ayant exprimé ses talents dans quelques groupes avant de découvrir les machines et toutes les possibilités de ces magnifiques joujous que sont les logiciels audio. Il compose sous le pseudo de TOY depuis 5 ans, et joue de tous les instruments. Il est influencé par les musiques de films et le rock atmosphérique (et cela s’entend). Pour l’instant il n’a réalisé que quelques compos pour le théâtre ainsi qu’un habillage son pour un site web. A écouter ses titres dispo sur le soundcloud on s’étonne que quelques producteurs ne lui aient pas encore proposé un job. Il y a une inspiration de groupe comme Trisomie 21 dans les morceaux de TOY, vous vous rappelez peut être de ces superbes albums qu’étaient « Millionlights » et « Play the pictures », et bien ici nous n’avons rien qui déparerait. Dans une autre vie, la promotion et le management d’artistes m’avaient fait vivre des moments inoubliables faisant découvrir au commun des mortels d’autres sons ignorés des média traditionnels. Je vous déniche aujourd’hui au bout du monde (l’extrême ouest) un ciseleur de son qui pourrait bien dans l’avenir connaitre lui aussi les lumières de la reconnaissance.

Now, Now

Depuis 2003, d’abord sous le nom de Now, Now Every Children (NNEC), ils écument les scènes américaines. Ils nous viennent de Blaime dans le Minnesota mais opèrent depuis leur base (secrète ?) de Minneapolis. Comme beaucoup de groupes ricains, ils se sont rencontrés au lycée puis ont évolué dans leur musique et leur fonctionnement jusqu’à signer avec un label en 2007.

Ici commence vraiment l’aventure, tournées, festivals, et premières parties de groupes plus important à travers l’Europe. Depuis 2010, ils ont abandonné le Label de leur naissance (Afternoon records),  leur nom à rallonge, et ont découvert l’autoproduction avec un EP « Neighbors ».

Ils nous reviennent aujourd’hui avec cet album « Threads » chez Trans Records label appartenant à un membre de Death Cab for Cutie, Chris Walla. Enregistré à Vancouver loin de leur quotidien avec un son de guitares d’une grande intelligence et une rythmique qui a beaucoup gagné en clairvoyance et en puissance, cet album pourrait devenir un must des albums 2012 de l’Indie américain. A suivre donc !

Boy Friend

1982 / 2012, 30 ans, juste le temps qui sépare la première production des Cocteau Twins  de cet album des Boy Friend. Alors, tout de suite, aux détracteurs, je leur demande quel âge avait l’ado de 18 ans aujourd’hui dans les années 80 ? Et bien oui, il n’était même pas né ! Donc les Cocteau Twins (séparés en 1997), il ne connait pas. Et tant mieux si des groupes comme Boy Friend existent aujourd’hui car non seulement ils font de la bonne musique mais en plus ils ouvriront l’esprit d’une nouvelle génération qui ira surement explorer le passé tant on y fera référence. Oui cela a un air de famille avec nos pionniers de la Dream pop, oui les voix éthérées de Christa Palazzolo et de Sarah Brown (non ce n’est pas la petite soeur de Charly !) nous font irrémédiablement penser à notre quatuor écossais, et alors ? Cet album « Egyptian Wrinkle » (sorti le 5 mars) est tout simplement indispensable à votre discothèque. Du son d’aujourd’hui pour un son de toujours, une rythmique aussi discrète qu’indispensable pour ne pas tomber dans le contemplatif, et surtout les voix … Les mélodies et la construction des morceaux irréprochables. On se prend à rêver que dans quelques temps, ces jeunes filles aient le même succès que la bande à E. Frazer et que dans trente ans on les prenne pour références. Elles sont déjà reconnues car déjà remixées, pour info et pour satisfaire la curiosité que je sais débordante de nos auditeurs voici donc le titre original tiré de l’album qui sera en playlist.

et le remix de The Wendays

Band of Skulls

Et non, il ne s’agit pas ici d’un groupe américain de jeunes énervés voué au garage sound post punk. Comme quoi, les noms et les premières impressions sont trompeuses. Band of Skulls nous viennent de Southampton, ville du sud de l’Angleterre relativement calme bien que portuaire. Trio formé à la fin des années collège et qui produit depuis 2004 un rock blues de la plus pure tradition anglaise d’abord sous le nom Fleeing New York puis Band of Skulls depuis 2008. Trio à la base, Emma Richardson, Russel Marsden et Matt Hayward, n’ont que deux albums mais au cours de leur petite carrière ils ont trouvé le moyen de placer un titre (« Friends ») dans la bande originale de « Twilight : chp 2 ». Deux années complètes (2009/2010) en tournée ça forge le caractère. Classique donc leur rock, efficace aussi, bien arrangé et plutôt ambitieux, nos trois compères nous donnent ici un aperçu de leurs talents. Trois à l’écriture et deux au chant, on multiplie ici les possibilités d’expression. Le premier album avait reçu le qualificatif de « tuerie ». Leur  passage à la « french TV » fut remarqué (Taratata mars 2010). Qu’en sera-t-il de cet album ? En tout état de cause, j’adore ce garage rock à l’anglaise à déguster sans modération. A priori ils seront en tournée avec The Black Keys chouchou de The Musical Box, espérons qu’ils passeront par nos belles villes françaises !

Deux petites choses que je voulais partager avec vous. C’est vrai que nous voyageons beaucoup dans notre Musical Box et que nous écoutons des sons qui viennent de l’autre bout du monde pour vous les proposer sur notre site et sur notre webradio. Et bien là, ce n’est pas au bout du monde que je suis allé découvrir ces deux artistes mais au bout de la rue. Je m’explique, j’ai découvert il y a peu de temps en somme un site au doux nom de Citysounds. Ce site en lien avec Soundcloud classe les artistes par ville d’origine et au gré de vos surfs vous pouvez découvrir des productions iconoclastes arrivant de vos lieux préférés. Curieux je suis donc allé faire un tour chez moi, à Angers – France, pour découvrir les deux titres ci dessous. C’est bien connu, avec le net, on communique avec l’autre bout du monde et on ne connait même pas son voisin, et bien là, grâce au net, j’ai connu mon voisin. Mais attention souvent connaitre ne veut pas dire apprécier car il y a vraiment de tout sur ce site Citysounds. A classer plutôt dans la partie Electro, ce ne sont pas des titres qui vont vous faire bouger les jambes, mais j’ai apprécié et c’est pourquoi je les programmerai sur la Musical Box après avoir laissé ces artistes se présenter eux mêmes.

Idriss Ketterer : Je suis un amateur dans la musique électronique produisant ce que je ressens

Kaïma : Influencé par le dub, les musiques du monde, passionné par l’Afrique de l’Ouest, djembefola depuis 15 ans.
On capte la sensibilité dès les 1ères notes & indéniablement on vous emmène dans un univers visuel & sonore pour vous glisser dans les oreilles des sons mélodiques, subtils, brutaux, sensuels, touchants pour rassembler les âmes & les communautés en un mix envoûtant.

School of Seven Bells

Je me dépêche avant que mon copain Zistor ne me pique cette news ! Pourquoi ? Et bien au moins deux raisons, ils viennent de Brooklyn et il y a une très belle voix féminine. Je sais cela n’est pas grand chose mais sait-on jamais cela lui suffirait peut-être pour chroniquer à ma place cette petite merveille qu’est le nouvel l’album de School of Seven Bells.

Groupe que l’on range, il parait, dans la catégorie Dream Pop, SOSB composé à l’origine de Alley et Claudia Deheza, deux jumelles à la voix plus que claire et aux timbres éthérés, et de Benjamin Curtis (ex Secret Machines), avait perdu Claudia sur la longue route du succès en 2009. Ils nous serviront dans quelques jours (le 28 fév.) leur troisième album après l’excellentissime « Alpinisms » en 2008 et le plus discret « Disconnect From Desire » en 2010.

Nouvel opus donc avec ce « Ghostory » et cet extrait « Lafaye » qui rentre directement dans notre playlist radio.

The Eden House

On rentre ici dans la nébuleuse du rock  gothique à la Mission. Projet collaboratif porté par Stephen Carey (ex Adoration) et Tony Pettit (membre fondateur des Fields of Nephilim), The Eden House voit évoluer en son sein plusieurs chanteuses avec entre autres J. Regan des All about Eve et M. Richards de Faith and the Muse et un paquet de musiciens, requins de la scène anglaise, ex ou  actuels membres d’une kyrielle de groupes que l’on apprécie dans notre Boite à Musique (de New Model army à Christian Death), on y retrouve même Simon Hinkler des Mission.

Leur nouvel E.P. 4 titres « Timeflows » sortira le 27 février et fera suite au single « All I see is red » et à l’album « Smoke & mirrors » tous deux datant de 2009. Entre-temps  les Eden House avaient commis un DVD/CD live « The looking glass » sorti lui en 2010. Vous l’aurez compris The Eden House, même s’il est un jeune groupe, n’est pas un groupe de jeunes, c’est même plutot le contraire. L’enthousiame et la vigueur sont remplacés ici par l’expérience et la maitrise. Un son irréprochable et une production digne des plus grands. Personnellement j’admire tous ces musiciens qui, après des années de galères et de tournées dans toutes les salles du monde, se lancent encore dans des projets qui les mènent dans des endroits des plus improbables pour promouvoir leur musique et leur conception de leur vie d’artiste rock. Leur musique et surtout ce E.P. est dans la lignée des plus beaux morceaux de groupes comme les Mission, donc si comme moi vous êtes plutôt fan cela va vous plaire mais vous aimerez aussi et surtout cette plongée dans le temps médiatique pour vous retrouver au plein coeur des années de gloire de ce style gothique rock tant décrié par certains.

Voici une petite chronique qui va se transformer en une grande interview où vous saurez tout sur Claire Boucher alias Grimes si vous cliquez ici (lien chez nos amis des Inrock).
Nous, on se contentera d’aiguiser nos oreilles sur ce titre. Moi j’aime, j’avais envie de le partager avec vous et j’avais aussi une grosse flemme pour écrire quelques mots sur elle. Aujourd’hui avec la magie du net tout cela est possible.

Cranberries

Le retour ! L’album sort fin février, produit par Stephen Street (Smiths, Blur, Cranberries eux mêmes) et enregistré à Toronto dans le premier semestre 2011. Maintes fois annoncées et maintes fois reculées, cette date là semble être la bonne. « Roses » puisque c’est son titre est bien un album des Cranberries avec comme référence les Cranberries. Un retour aux sources en quelque sorte ! Tout y est, la belle voix de Dolores, le bon son de guitare, la production, etc … Alors ceux qui n’aimaient pas les Cranberries, vous n’aimerez toujours pas. Le premier single sorti en novembre avait annoncé la couleur, ce nouvel album est … classique. Dix ans d’attente pour ça diront certains, hé oui 10 ans. Mais une mise entre parenthèse du groupe pendant six ans (2003/2009) qui je pense a fait le plus grand bien aux membres du groupe. Donc finalement cela ne fait que quatre ans. J’ironise un peu car je ne sais que dire sur cet album, en effet tout a été dit sur les Cranberries et cet album est la compilation de tout ce qu’ils ont fait mais en nouvelles chansons. Ils alternent morceau péchu et morceau lent, le son y est  caractéristique, on y retrouve la fraicheur des deux premiers albums, les mélodies sont belles et accrocheuses comme avant, et surtout Dolores est toujours là et cela s’entend. Les Cranberries groupe que j’ai chéri il y a 20 ans, et bien je le chéris toujours. Ici et en playlist « Maxiton sound » bien sur.

Un nouvel album pour ce quatuor russe, hé oui ils sont russes, les petits jeunes, russes et originaires de Moscou. On les avait découvert avec leur premier album, il y a de cela 3 ans, mais on avait surtout apprécié la reprise du « Here comes the rain again » d’Eurythmics l’année dernière. Cover qui, comme je les aime, était tout sauf une copie de l’original avec la voix improbable de Arvid Kriger, le guitariste chanteur du groupe. Ils nous reviennent donc aujourd’hui avec ce « Happy way in the maze of rebirth ». Je vous propose en écoute le neuvième titre de cet album qui en compte dix, « Silver tears », et comme vous pourrez le constater, le fait de ne pas être né à l’ouest ne fait pas d’eux des pales imitations de ce que l’on pourrait écouter à Londres ou à Brooklyn (pour faire plaisir à Zistor). Tout comme avec Frenzy, cela fait chaud au coeur de voir que le rock grandit dans toutes les contrées. Un croisement improbable entre The Smith, Snow Patrol , Joy Division et Sigur Ross, espérons simplement que Vladimir les laissera s’exprimer haut et fort dans et au dehors des frontières de la sainte Russie

Tindersticks

Attention, institution ! Presque vingt ans maintenant que les Tindersticks nous distillent leurs albums et ce nouvel opus enregistré entre mai 2010 et aout 2011, soit pendant plus d’un an, nous offre neuf nouveaux titres. « Medecine » premier single extrait de cet album confirme que le fond de commerce n’a pas été modifié. Bien qu’ayant changé de label (première production pour le label City Slang) les Tindersticks eux n’ont pas changé. Ce disque suinte la mélancolie, je dirais même plus il la sublime. Cet album aurait pu sortir il y a dix ans ou dans dix ans il aurait trouvé sa place dans notre discothèque tant il est intemporel. Bien sur ce n’est pas le genre de zic que vous entendrez en radio (sauf chez nous) mais c’est le genre de disque que l’on reposera sur nos platines avec toujours autant de bonheur s’apprêtant à le déguster comme on déguste une bonne bouteille, un grand cru. Stuart A. Staples leur charismatique leader mène sa troupe de main de maitre à travers les méandres du monde musical. Ou est la limite entre le jazz, le rock, le easy listening ? Les frontières musicales sont ici abolies. Un vrai chef d’oeuvre que cet album mais à déguster, et le parallèle avec le vin est ici évident, avec modération car l’univers des Tindersticks est artistiquement ennivrant.