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Solar+Fake++++SPV+GmbH

Il n’y a rien à faire, on revient toujours à ce que l’on a aimé ! Avoir été manager d’un groupe electro indus durant les années 80 ça vous marque. Alors de suite si vous avez ou si vous aimez Depeche Mode, Front 242, Poésie NoireVNV Nation, New order et j’en passe, vous allez pouvoir continuer, cela va vous plaire. Les autres, restez, je ne désespère pas de vous convaincre.

Tout d’abord, cet album n’est pas une nouveauté… hé oui déjà 8 mois que cette production est sortie. Donc peut être l’avez vous déjà entendu peut être avez vous déjà lu des critiques à son égard. Solar Fake, c’est en fait le projet solo de Sven Friedrich de Zeraphine, également chanteur de Dreadful Shadows, et ce depuis 2007. C’est vraiment un pur produit E.B.M. rythmiques et sons synthétiques à souhait. Ce 2ème album c’est aussi vraiment le grand écart entre les groupes cités plus haut. « Parasites » étant à ranger du coté du trio belge Front 242 alors que « Under the sky » aurait pu faire partie d’un album de D.M..On y retrouve aussi une reprise surprenante d’un groupe pop new wave passé à la postérité, Talk Talk. En effet ici Swen s’essaye à l’art difficile du cover avec cette interprétation du « It’s a shame » de Mark David Hollis, qui reste un monument de la top list new wave, et ma foi il ne s’en sort pas trop mal, c’est plutôt intéressant. Alors certe il n’y a pas que des bons morceaux dans cet album, mais l’avantage de nos jours c’est que les morceaux peuvent s’acheter à la pièce.

Alors pré-écoutez cet album et je suis sur que vous trouverez des morceaux à votre gout, et ne faites pas comme certains critiques qui jettent le bébé avec l’eau du bain. Au fait avant d’écouter ne vous attendez pas à entendre des guitares, si cela était le cas passez votre chemin, 100% electro (nique!)

PG-LOST – Key

les PG.LOST décrivent leur formation comme un « orchestre du cœur ». Effectivement, les rythmiques sont cardiaques et sont au cœur des structures, stables et régulières pour poser des ambiances cotonneuses (bien que mélancoliques), qui deviennent haletantes lorsqu’elles envoient la pression sur les mélodies comme le cœur propulse le sang dans les artères. Une musique au final très organique, débordante d’émotions et de sens uniques, qui tourne en rond mais finit toujours par évoluer, se filtrer, s’augmenter, se diminuer, s’enrichir. Le sang ne fait donc pas qu’un tour, quoi que le bouleversement est au cœur de ces nappes de guitares.
Les quatre suédois sont la preuve que la scène post-rock sait évoluer et se renouveler, affiner ses spécificités sans toucher à ses bases; et que la vérité viendra peut-être plus des contrées enneigées du nord de l’Europe que des bords du lac Michigan. Leur insistance à prendre d’assaut les routes et salles de concerts chaque fois que cela leur est possible en est une preuve plus…
Petite évocation du groupe par nos amis Lillois de Party Program.

PG-Lost

Depuis il y a eu ce nouvel album « Key » produit par Magnus Lindberg, qui a su insuffler une nouvelle âme au groupe. On tient là c’est sur la meilleure sève de ce que le post rock suédois nous propose en ce moment. Un titre comme « Terrain » avec cette rythmique bien lourde et graisseuse nous transporte ici loin des canons du genre, mais le naturel revient très vite et c’est avec des envolées lyriques de guitares réverbérées que le morceau se poursuit, la fin nous réservant la bonne surprise de se fracturer sur un mur de sons. J’ai choisi ici le 2ème titre de cet album pour partager avec vous le son de PG-LOST.
Certain reprocheront le manque de voix mais c’est aussi ça la marque de fabrique du post-rock. Alors si vous avez l’occasion de poser vos oreilles sur « Sheaves » autre morceau de l’album (diffusé dans le Maxiton Sound), fermez les yeux et je vous promets que l’absence de chant ne gâchera en rien l’invitation au voyage intérieur que nous proposent les membres du groupe.

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Pas grand chose à dire sur ce groupe, à part une chose, écoutez !
« Stranger » est le premier titre de ce projet mené par un certain Josh Frazier originaire de Baltimore (US). L’album, lui, sort en mai.
J’aime cette sonorité et je me plais aujourd’hui à vous la faire partager.
A suivre, peut être une révélation de l’année ???

Thula Bohra

Ensemble depuis 2007 mais n’ayant entamé la scène que depuis 2009, Les Thula Borah nous viennent de la brumeuse Ecosse. Glasgow est leur base. Ce quatuor formé par Lloyd Fay (chant + guitare), Kevin Heimann (guitare), Matt Williams (bass + chant) and Brian Eggo (batterie) a écumé les pubs et scènes de leur ville, tel que le 13th note café ou le Nice & Sleazy pub, avant d’aller jouer au festival d’Edimburgh.

Ils sortent leur premier album « Mind river matter » en 2010 et je m’en veux d’être passé à coté à l’époque. C’était un très bon « début album ». Aujourd’hui, ils se définissent eux mêmes comme un condensé du rock alternatif des années 90. Un mélange des Smashing Pumpkins, de Nirvana et des locomotives post-rock que sont Sigur Ros, Mogwai et Isis. Un EP aujourd’hui, avec un son plus clair, des compositions plus assagies, « Murder » ou « Violence is forever » n’ont plus rien à voir avec « Dirty injection » de l’album précédent. On joue plus dans l’atmosphérique que dans le rentre dedans mais on garde toujours la touche psychédélique.

Pour ceux qui aiment le post-rock mais qui aiment les titres chantés, voilà ce qu’il vous faut.
Je vous propose les deux titres évoqués plus haut, deux extraits de ce EP que vous pourrez trouver ici.
La prochaine étape maintenant sera de les voir sur scène. Quand ? …

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Une fois l’énorme succès de « Nothing compares to you » passé en 1990, on a plus parlé de Sinnead O’Connor pour ses positions politico-cultuelles ou pour ses frasques sentimentales que pour sa musique. De mariages ratés (elle en est à son quatrième si je sais bien compté, le dernier n’ayant duré que 18 jours) en actions revendicatrices ridicules la TV américaine, elle a passé la fin des années 90 et le début les années 2000 à courir après une reconnaissance post-tubesque. Bien qu’elle eu quelques productions plus que sympathiques, Sinead n’a plus retrouvé le succès de la chanson de Prince à part auprès d’un noyau plus ou moins important de fans.

Aujourd’hui un nouvel album,  « how about I be me, (and you be you) » produit par John Reynolds, collaborateur de toujours  (et ex-mari par la même occasion) et qui semble être un condensé de l’oeuvre de Sinead. On y retrouve, l’amour, la joie, la tristesse, la rupture, la perte, l’espoir, le regret, la douleur, la rédemption, la colère, la justice … tout l’univers de la chanteuse irlandaise. C’est pour moi un très bel album, peut être le meilleur, en tout cas un album excitant et brillant construit bien entendu autour de la voix de Miss O’connor sur laquelle le temps n’a pas de prise (je parle de la voix bien sur). Souhaitons que cet album redonne le gout de la vie à son interprète qui, ces derniers temps, en a manqué beaucoup.

Le premier single extrait de get album set « The wolf is getting married », vous le retrouverez dans la programmation du Maxiton Sound du soir en compagnie de celui que je vous propose ici, « Queen of Denmark »

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Musicien ayant exprimé ses talents dans quelques groupes avant de découvrir les machines et toutes les possibilités de ces magnifiques joujous que sont les logiciels audio. Il compose sous le pseudo de TOY depuis 5 ans, et joue de tous les instruments. Il est influencé par les musiques de films et le rock atmosphérique (et cela s’entend). Pour l’instant il n’a réalisé que quelques compos pour le théâtre ainsi qu’un habillage son pour un site web. A écouter ses titres dispo sur le soundcloud on s’étonne que quelques producteurs ne lui aient pas encore proposé un job. Il y a une inspiration de groupe comme Trisomie 21 dans les morceaux de TOY, vous vous rappelez peut être de ces superbes albums qu’étaient « Millionlights » et « Play the pictures », et bien ici nous n’avons rien qui déparerait. Dans une autre vie, la promotion et le management d’artistes m’avaient fait vivre des moments inoubliables faisant découvrir au commun des mortels d’autres sons ignorés des média traditionnels. Je vous déniche aujourd’hui au bout du monde (l’extrême ouest) un ciseleur de son qui pourrait bien dans l’avenir connaitre lui aussi les lumières de la reconnaissance.

Now, Now

Depuis 2003, d’abord sous le nom de Now, Now Every Children (NNEC), ils écument les scènes américaines. Ils nous viennent de Blaime dans le Minnesota mais opèrent depuis leur base (secrète ?) de Minneapolis. Comme beaucoup de groupes ricains, ils se sont rencontrés au lycée puis ont évolué dans leur musique et leur fonctionnement jusqu’à signer avec un label en 2007.

Ici commence vraiment l’aventure, tournées, festivals, et premières parties de groupes plus important à travers l’Europe. Depuis 2010, ils ont abandonné le Label de leur naissance (Afternoon records),  leur nom à rallonge, et ont découvert l’autoproduction avec un EP « Neighbors ».

Ils nous reviennent aujourd’hui avec cet album « Threads » chez Trans Records label appartenant à un membre de Death Cab for Cutie, Chris Walla. Enregistré à Vancouver loin de leur quotidien avec un son de guitares d’une grande intelligence et une rythmique qui a beaucoup gagné en clairvoyance et en puissance, cet album pourrait devenir un must des albums 2012 de l’Indie américain. A suivre donc !

Boy Friend

1982 / 2012, 30 ans, juste le temps qui sépare la première production des Cocteau Twins  de cet album des Boy Friend. Alors, tout de suite, aux détracteurs, je leur demande quel âge avait l’ado de 18 ans aujourd’hui dans les années 80 ? Et bien oui, il n’était même pas né ! Donc les Cocteau Twins (séparés en 1997), il ne connait pas. Et tant mieux si des groupes comme Boy Friend existent aujourd’hui car non seulement ils font de la bonne musique mais en plus ils ouvriront l’esprit d’une nouvelle génération qui ira surement explorer le passé tant on y fera référence. Oui cela a un air de famille avec nos pionniers de la Dream pop, oui les voix éthérées de Christa Palazzolo et de Sarah Brown (non ce n’est pas la petite soeur de Charly !) nous font irrémédiablement penser à notre quatuor écossais, et alors ? Cet album « Egyptian Wrinkle » (sorti le 5 mars) est tout simplement indispensable à votre discothèque. Du son d’aujourd’hui pour un son de toujours, une rythmique aussi discrète qu’indispensable pour ne pas tomber dans le contemplatif, et surtout les voix … Les mélodies et la construction des morceaux irréprochables. On se prend à rêver que dans quelques temps, ces jeunes filles aient le même succès que la bande à E. Frazer et que dans trente ans on les prenne pour références. Elles sont déjà reconnues car déjà remixées, pour info et pour satisfaire la curiosité que je sais débordante de nos auditeurs voici donc le titre original tiré de l’album qui sera en playlist.

et le remix de The Wendays

Band of Skulls

Et non, il ne s’agit pas ici d’un groupe américain de jeunes énervés voué au garage sound post punk. Comme quoi, les noms et les premières impressions sont trompeuses. Band of Skulls nous viennent de Southampton, ville du sud de l’Angleterre relativement calme bien que portuaire. Trio formé à la fin des années collège et qui produit depuis 2004 un rock blues de la plus pure tradition anglaise d’abord sous le nom Fleeing New York puis Band of Skulls depuis 2008. Trio à la base, Emma Richardson, Russel Marsden et Matt Hayward, n’ont que deux albums mais au cours de leur petite carrière ils ont trouvé le moyen de placer un titre (« Friends ») dans la bande originale de « Twilight : chp 2 ». Deux années complètes (2009/2010) en tournée ça forge le caractère. Classique donc leur rock, efficace aussi, bien arrangé et plutôt ambitieux, nos trois compères nous donnent ici un aperçu de leurs talents. Trois à l’écriture et deux au chant, on multiplie ici les possibilités d’expression. Le premier album avait reçu le qualificatif de « tuerie ». Leur  passage à la « french TV » fut remarqué (Taratata mars 2010). Qu’en sera-t-il de cet album ? En tout état de cause, j’adore ce garage rock à l’anglaise à déguster sans modération. A priori ils seront en tournée avec The Black Keys chouchou de The Musical Box, espérons qu’ils passeront par nos belles villes françaises !

Deux petites choses que je voulais partager avec vous. C’est vrai que nous voyageons beaucoup dans notre Musical Box et que nous écoutons des sons qui viennent de l’autre bout du monde pour vous les proposer sur notre site et sur notre webradio. Et bien là, ce n’est pas au bout du monde que je suis allé découvrir ces deux artistes mais au bout de la rue. Je m’explique, j’ai découvert il y a peu de temps en somme un site au doux nom de Citysounds. Ce site en lien avec Soundcloud classe les artistes par ville d’origine et au gré de vos surfs vous pouvez découvrir des productions iconoclastes arrivant de vos lieux préférés. Curieux je suis donc allé faire un tour chez moi, à Angers – France, pour découvrir les deux titres ci dessous. C’est bien connu, avec le net, on communique avec l’autre bout du monde et on ne connait même pas son voisin, et bien là, grâce au net, j’ai connu mon voisin. Mais attention souvent connaitre ne veut pas dire apprécier car il y a vraiment de tout sur ce site Citysounds. A classer plutôt dans la partie Electro, ce ne sont pas des titres qui vont vous faire bouger les jambes, mais j’ai apprécié et c’est pourquoi je les programmerai sur la Musical Box après avoir laissé ces artistes se présenter eux mêmes.

Idriss Ketterer : Je suis un amateur dans la musique électronique produisant ce que je ressens

Kaïma : Influencé par le dub, les musiques du monde, passionné par l’Afrique de l’Ouest, djembefola depuis 15 ans.
On capte la sensibilité dès les 1ères notes & indéniablement on vous emmène dans un univers visuel & sonore pour vous glisser dans les oreilles des sons mélodiques, subtils, brutaux, sensuels, touchants pour rassembler les âmes & les communautés en un mix envoûtant.

School of Seven Bells

Je me dépêche avant que mon copain Zistor ne me pique cette news ! Pourquoi ? Et bien au moins deux raisons, ils viennent de Brooklyn et il y a une très belle voix féminine. Je sais cela n’est pas grand chose mais sait-on jamais cela lui suffirait peut-être pour chroniquer à ma place cette petite merveille qu’est le nouvel l’album de School of Seven Bells.

Groupe que l’on range, il parait, dans la catégorie Dream Pop, SOSB composé à l’origine de Alley et Claudia Deheza, deux jumelles à la voix plus que claire et aux timbres éthérés, et de Benjamin Curtis (ex Secret Machines), avait perdu Claudia sur la longue route du succès en 2009. Ils nous serviront dans quelques jours (le 28 fév.) leur troisième album après l’excellentissime « Alpinisms » en 2008 et le plus discret « Disconnect From Desire » en 2010.

Nouvel opus donc avec ce « Ghostory » et cet extrait « Lafaye » qui rentre directement dans notre playlist radio.

The Eden House

On rentre ici dans la nébuleuse du rock  gothique à la Mission. Projet collaboratif porté par Stephen Carey (ex Adoration) et Tony Pettit (membre fondateur des Fields of Nephilim), The Eden House voit évoluer en son sein plusieurs chanteuses avec entre autres J. Regan des All about Eve et M. Richards de Faith and the Muse et un paquet de musiciens, requins de la scène anglaise, ex ou  actuels membres d’une kyrielle de groupes que l’on apprécie dans notre Boite à Musique (de New Model army à Christian Death), on y retrouve même Simon Hinkler des Mission.

Leur nouvel E.P. 4 titres « Timeflows » sortira le 27 février et fera suite au single « All I see is red » et à l’album « Smoke & mirrors » tous deux datant de 2009. Entre-temps  les Eden House avaient commis un DVD/CD live « The looking glass » sorti lui en 2010. Vous l’aurez compris The Eden House, même s’il est un jeune groupe, n’est pas un groupe de jeunes, c’est même plutot le contraire. L’enthousiame et la vigueur sont remplacés ici par l’expérience et la maitrise. Un son irréprochable et une production digne des plus grands. Personnellement j’admire tous ces musiciens qui, après des années de galères et de tournées dans toutes les salles du monde, se lancent encore dans des projets qui les mènent dans des endroits des plus improbables pour promouvoir leur musique et leur conception de leur vie d’artiste rock. Leur musique et surtout ce E.P. est dans la lignée des plus beaux morceaux de groupes comme les Mission, donc si comme moi vous êtes plutôt fan cela va vous plaire mais vous aimerez aussi et surtout cette plongée dans le temps médiatique pour vous retrouver au plein coeur des années de gloire de ce style gothique rock tant décrié par certains.

Voici une petite chronique qui va se transformer en une grande interview où vous saurez tout sur Claire Boucher alias Grimes si vous cliquez ici (lien chez nos amis des Inrock).
Nous, on se contentera d’aiguiser nos oreilles sur ce titre. Moi j’aime, j’avais envie de le partager avec vous et j’avais aussi une grosse flemme pour écrire quelques mots sur elle. Aujourd’hui avec la magie du net tout cela est possible.

Cranberries

Le retour ! L’album sort fin février, produit par Stephen Street (Smiths, Blur, Cranberries eux mêmes) et enregistré à Toronto dans le premier semestre 2011. Maintes fois annoncées et maintes fois reculées, cette date là semble être la bonne. « Roses » puisque c’est son titre est bien un album des Cranberries avec comme référence les Cranberries. Un retour aux sources en quelque sorte ! Tout y est, la belle voix de Dolores, le bon son de guitare, la production, etc … Alors ceux qui n’aimaient pas les Cranberries, vous n’aimerez toujours pas. Le premier single sorti en novembre avait annoncé la couleur, ce nouvel album est … classique. Dix ans d’attente pour ça diront certains, hé oui 10 ans. Mais une mise entre parenthèse du groupe pendant six ans (2003/2009) qui je pense a fait le plus grand bien aux membres du groupe. Donc finalement cela ne fait que quatre ans. J’ironise un peu car je ne sais que dire sur cet album, en effet tout a été dit sur les Cranberries et cet album est la compilation de tout ce qu’ils ont fait mais en nouvelles chansons. Ils alternent morceau péchu et morceau lent, le son y est  caractéristique, on y retrouve la fraicheur des deux premiers albums, les mélodies sont belles et accrocheuses comme avant, et surtout Dolores est toujours là et cela s’entend. Les Cranberries groupe que j’ai chéri il y a 20 ans, et bien je le chéris toujours. Ici et en playlist « Maxiton sound » bien sur.

Un nouvel album pour ce quatuor russe, hé oui ils sont russes, les petits jeunes, russes et originaires de Moscou. On les avait découvert avec leur premier album, il y a de cela 3 ans, mais on avait surtout apprécié la reprise du « Here comes the rain again » d’Eurythmics l’année dernière. Cover qui, comme je les aime, était tout sauf une copie de l’original avec la voix improbable de Arvid Kriger, le guitariste chanteur du groupe. Ils nous reviennent donc aujourd’hui avec ce « Happy way in the maze of rebirth ». Je vous propose en écoute le neuvième titre de cet album qui en compte dix, « Silver tears », et comme vous pourrez le constater, le fait de ne pas être né à l’ouest ne fait pas d’eux des pales imitations de ce que l’on pourrait écouter à Londres ou à Brooklyn (pour faire plaisir à Zistor). Tout comme avec Frenzy, cela fait chaud au coeur de voir que le rock grandit dans toutes les contrées. Un croisement improbable entre The Smith, Snow Patrol , Joy Division et Sigur Ross, espérons simplement que Vladimir les laissera s’exprimer haut et fort dans et au dehors des frontières de la sainte Russie

Tindersticks

Attention, institution ! Presque vingt ans maintenant que les Tindersticks nous distillent leurs albums et ce nouvel opus enregistré entre mai 2010 et aout 2011, soit pendant plus d’un an, nous offre neuf nouveaux titres. « Medecine » premier single extrait de cet album confirme que le fond de commerce n’a pas été modifié. Bien qu’ayant changé de label (première production pour le label City Slang) les Tindersticks eux n’ont pas changé. Ce disque suinte la mélancolie, je dirais même plus il la sublime. Cet album aurait pu sortir il y a dix ans ou dans dix ans il aurait trouvé sa place dans notre discothèque tant il est intemporel. Bien sur ce n’est pas le genre de zic que vous entendrez en radio (sauf chez nous) mais c’est le genre de disque que l’on reposera sur nos platines avec toujours autant de bonheur s’apprêtant à le déguster comme on déguste une bonne bouteille, un grand cru. Stuart A. Staples leur charismatique leader mène sa troupe de main de maitre à travers les méandres du monde musical. Ou est la limite entre le jazz, le rock, le easy listening ? Les frontières musicales sont ici abolies. Un vrai chef d’oeuvre que cet album mais à déguster, et le parallèle avec le vin est ici évident, avec modération car l’univers des Tindersticks est artistiquement ennivrant.

Pacific UV

Athens, vous connaissez ? Non pas celui de Grèce, l’autre … Oui Athens, Georgie, USA, patrie de groupes que l’on a chéris et que l’on chérit encore comme les B52’s et bien sur R.E.M. Et bien je ne sais pas si cela est dans les gènes de cette ville mais il faut bien reconnaitre qu’elle produit régulièrement des combos qui marquent l’histoire du rock. Aujourd’hui Pacific UV, enfin aujourd’hui, cela fait quand même presque 15 ans que ce groupe s’est formé dans cette jolie bourgade (1998). Premier album en 2002, suivi d’un second en 2008 (LP1 & LP2 entre les deux le line up avait changé), on peut dire qu’ils prennent leur temps puisque ce n’est que maintenant que sort le 3ème opus (Weekends). Ils ont eu leur petit succès quand le titre « Alarmist » apparut dans un épisode de « Californication » la série bien connue avec David Duchovny. Etiqueté dream pop, le groupe distille une véritable pop rose bonbon digne des plus teenage des groupes anglais. Ce troisième album est une merveille pour qui aime un tant soit peu ce genre de musique plutôt planante mais toujours ciselée et mélodique à souhait. Des voix éthérées sur un beat des plus lents vous invitant à la rêverie ou à la mélancolie, c’est selon, mais toujours à l’extase. Tendez l’oreille vers ce morceau (Baby blue) car il est aussi beau qu’il n’est pas radiophonique.

J’aime quand les critiques descendent en flèche un album que j’aime car cela me permet de me sentir ininfluençable, intouchable et de prendre le contre pied. C’est le cas pour cet album qui, c’est vrai, ne sera pas l’album de l’année, bien qu’il n’est qu’un mois pour l’instant. Il ne sera donc pas l’album de l’année mais il va enchanter mes oreilles pendant quelques temps. Et tout ce qu’on lui reproche, va me donner du plaisir. Alors je suis peut être un « vieux con » qui a aimé vivre la « new-wave » de l’intérieur et qui, lorsqu’il écoute une production comme celle là sent revenir sa jeunesse et se met à rêver de ses jeunes années, mais pourquoi les vielles recettes musicales ne nous apporteraient pas autant le plaisir que celles de nos grands mères ? culinairement parlant j’entends. Cela semble daté, et alors je ne suis pas sur que daté soit synonyme obligatoirement de périmé. Ecoutez donc cet album et souvenez vous (ou non !) de tous ces groupes qui ont fait les belles heures des années 80/90, les belles mélodies sont intemporelles !

Tout beau, tout neuf, coqueluche des jeunes dandys anglais branchés, en concert chez Rought Trade east le 8 février (ne cherchez pas c’est à Londres dans le dernier coin super à la mode : Brick Lane) et déjà dans votre boîte à musique. We Have Band sera en France à partir du 28 février (Amiens, Caen, Paris, Lyon).
Trio Londonien donc, aux influences diversifiées (Talkings Heads entre autre) aux titres simples (simplets ?) et aux refrains lancinants quelquefois. We Have Band (WHB pour les intimes) s’avère être un mélange plus ou moins bien dosé de tout ce que leur génération a entendu avant de produire, mais laissons nous aller et emporter par ce titre enjoué qui donne son nom à ce EP 3 titres, préfiguration du deuxième album qui sort demain (29/01/12).

Lacuna Coil

D’abord annoncé en octobre 2011, c’est finalement en janvier que sortira le nouvel album de Lacuna Coil « Dark Adrenaline ». Dans mes oreilles depuis déjà une bonne dizaine d’année, ce groupe italien étiqueté gothic métal nous donne ici un très bon album revenant à ses fondamentaux quelque peu oubliés sur l’album précédent, et c’est un bien qui les fera surement remonter dans les coeurs de leurs fans de la première heure. Trois morceaux sortent cependant du lot sur cet album, « Kill the light » que je glisse dans notre playlist du moment et qui est un tube en puissance pour les « collèges radio » américains, « Loosing my religion » cover de R.E.M qui est une véritable réussite, en ce sens qu’elle diffère largement de l’original tout en restant parfaitement reconnaissable et « My spirit » très sombre et lyrique à souhait où les guitares de Cristiano Migliore et de Marco Biazzi se répondent parfaitement dans une sorte de mélopée fantasmagorique durant les dernières 90″ du morceau. Vous retrouverez bien sur ces morceaux dans le Maxiton Sound.

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Comme ils sont mignons ! Ca c’est brut, sans fioriture, à peine la vingtaine (même pas d’ailleurs) et déjà trois albums à leur actif. Dylan Baldi, leur leader pas charismatique pour deux sous, mène gentiment mais surement son groupe vers les sommets. Ce n’est pas original, ce n’est pas techniquement impressionnant, ce n’est pas révolutionnaire ni sur le fond ni sur la forme, mais c’est un très bon album punky rock que nous sortent là les Cloud Nothings. Rien de trop dans cet album, mais tout totalement à sa place, à commencer par un chant pas totalement faux (ou juste c’est selon) qui n’est pas sans nous rappeler un certain Kurt Cobain. Le son garage de l’album de l’an dernier est moins présent grâce à une production plus mature de Steve Albini. Le titre d’intro que je vous propose ici « No future no past » est le genre de morceau lourd et noir qui vous colle à la peau, assombrissant dès les premières notes votre avenir qui n’est deja pas si rose. Heureusement juste derrière « wasted days » nous déride les jambes et le corps et nous change le moral pour quelque 8’55. Et tout cela s’enchaine tranquillement jusqu’à « Cut you » qui lui penche finalement vers la plus pure tradition pop-rock. Voilà ce que l’on aime aussi entendre ici, un bon album, d’un groupe frais, d’une bande de jeunes prêts à tout mais sans artifices, pour faire de la musique.

Eluveitie

10 ans déjà qu’Eluveitie écume les studios d’enregistrement et les routes pour nous proposer son folk metal/death. Mais c’est en 2008 que le groupe franchit le mur de la notoriété avec son titre « Inis mona » (pour la petite histoire c’est le Tri Martolod d’Alan Stivell , ou alors si vous préférez « la tribu de Dana » de Manau, mais version deathmetal). La particularité de Eluveitie est que ce mélange de trad et de métal est agrémenté d’un chant en … Gaulois reconstitué depuis des inscriptions d’époque. Qui a dit que les métalleux étaient incultes. Personnellement, j’adore ce mélange de vielle à roue, de cornemuse et flute avec les guitares électriques hardeuses. Nos amis helvétiques, sortent le 10 février leur cinquième album et je vous propose en écoute et programmation radio ce titre en avant première. « A rose for Epona », 9ème morceau de cet album très hard quand même, est une petit perle du genre. Intro celtique à souhait, riff hard hyper gras par la suite et cassures de rythmes, accompagné d’une voix féminine sympathique et très mélodique dans le style de Tarja turunen (ex Nightwish). C’est très très loin de la pop anglaise ou de l’EBM proposés quelquefois ici, mais que voulez vous on ne se refait pas, j’adore les grands écarts musicaux.

En prime pour ceux qui auraient loupé l’épisode précédent, voici de quoi jeter une oreille sur un extrait de l’album « Everything remains as it never was » paru en 2010 avec « Thousandfold »

Depuis 1996 Nada Surf a tout vécu. Ils ont tout expérimenté. La gloire dès leur début avec ce morceau que vous ne pouvez ignorer, « Popular », la déprime après s’être fait virer comme des malpropres de leur label car celui-ci trouvait que leur album allait être invendable et le renouveau grâce à leur ténacité et surtout à leurs fans qui par leurs achats de Tshirts et autres merchandising leur ont permis de produire leur nouvel album. Ils ont été consacré par les critiques et donc maintenant que doivent ils faire ? Et bien juste nous faire ou se faire plaisir. De ce nouvel album je n’ai pas choisi de vous faire écouter le single désigné (« When I was young ») mais plutôt un titre parmi d’autres « Jules & Jim ». Pourquoi ce choix ? Et bien simplement pour vous dire que Nada Surf bien que n’étant pas le plus grand groupe du monde réussit le tour de force d’être et de rester à sa place, c’est à dire un très très très bon groupe de pop, qui au fil des album ne nous déçoit jamais. Et ça pour tous les titres d’un album et pas seulement sur un ou deux singles.

Spector

Un look de college band américain de la grande époque avec un relent de Weezer (surtout le chanteur, ah les lunettes …) mais finalement du bon, du classique groupe britannique. Ils sont sortis de  nulle part avec déjà un look, une ambiance, et un fanclub très founi (ils ont assuré en tant que support band pour Florence + the Machine). Capable d’attraper dans ses filets aussi bien la jeunesse hype de cette perfide Albion, que les oreilles aguerries de nos générations précédentes. Avec un nom qui vous évoque de suite le rock’n’roll, et un slogan bien accrocheur (« nothing you haven’t seen before »), bien joué les petits ! Petits qui sont en train de devenir grands et cela rapidement. La nouvelle coqueluche du rock anglais (BBC Sound of 2012 artist) vient de sortir son nouveau single et je suis fier de le partager avec vous !

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Alors là, chapeau bas ! J’adore ! Occupé à surfer et écouter moultes niaiseries sur le net, j’ai failli passer à coté de cette perle. Que dire ? Simplement écoutez, et imprégnez vous de cette musique …