Vanke

Pacific UV

Athens, vous connaissez ? Non pas celui de Grèce, l’autre … Oui Athens, Georgie, USA, patrie de groupes que l’on a chéris et que l’on chérit encore comme les B52’s et bien sur R.E.M. Et bien je ne sais pas si cela est dans les gènes de cette ville mais il faut bien reconnaitre qu’elle produit régulièrement des combos qui marquent l’histoire du rock. Aujourd’hui Pacific UV, enfin aujourd’hui, cela fait quand même presque 15 ans que ce groupe s’est formé dans cette jolie bourgade (1998). Premier album en 2002, suivi d’un second en 2008 (LP1 & LP2 entre les deux le line up avait changé), on peut dire qu’ils prennent leur temps puisque ce n’est que maintenant que sort le 3ème opus (Weekends). Ils ont eu leur petit succès quand le titre « Alarmist » apparut dans un épisode de « Californication » la série bien connue avec David Duchovny. Etiqueté dream pop, le groupe distille une véritable pop rose bonbon digne des plus teenage des groupes anglais. Ce troisième album est une merveille pour qui aime un tant soit peu ce genre de musique plutôt planante mais toujours ciselée et mélodique à souhait. Des voix éthérées sur un beat des plus lents vous invitant à la rêverie ou à la mélancolie, c’est selon, mais toujours à l’extase. Tendez l’oreille vers ce morceau (Baby blue) car il est aussi beau qu’il n’est pas radiophonique.

J’aime quand les critiques descendent en flèche un album que j’aime car cela me permet de me sentir ininfluençable, intouchable et de prendre le contre pied. C’est le cas pour cet album qui, c’est vrai, ne sera pas l’album de l’année, bien qu’il n’est qu’un mois pour l’instant. Il ne sera donc pas l’album de l’année mais il va enchanter mes oreilles pendant quelques temps. Et tout ce qu’on lui reproche, va me donner du plaisir. Alors je suis peut être un « vieux con » qui a aimé vivre la « new-wave » de l’intérieur et qui, lorsqu’il écoute une production comme celle là sent revenir sa jeunesse et se met à rêver de ses jeunes années, mais pourquoi les vielles recettes musicales ne nous apporteraient pas autant le plaisir que celles de nos grands mères ? culinairement parlant j’entends. Cela semble daté, et alors je ne suis pas sur que daté soit synonyme obligatoirement de périmé. Ecoutez donc cet album et souvenez vous (ou non !) de tous ces groupes qui ont fait les belles heures des années 80/90, les belles mélodies sont intemporelles !

Tout beau, tout neuf, coqueluche des jeunes dandys anglais branchés, en concert chez Rought Trade east le 8 février (ne cherchez pas c’est à Londres dans le dernier coin super à la mode : Brick Lane) et déjà dans votre boîte à musique. We Have Band sera en France à partir du 28 février (Amiens, Caen, Paris, Lyon).
Trio Londonien donc, aux influences diversifiées (Talkings Heads entre autre) aux titres simples (simplets ?) et aux refrains lancinants quelquefois. We Have Band (WHB pour les intimes) s’avère être un mélange plus ou moins bien dosé de tout ce que leur génération a entendu avant de produire, mais laissons nous aller et emporter par ce titre enjoué qui donne son nom à ce EP 3 titres, préfiguration du deuxième album qui sort demain (29/01/12).

Lacuna Coil

D’abord annoncé en octobre 2011, c’est finalement en janvier que sortira le nouvel album de Lacuna Coil « Dark Adrenaline ». Dans mes oreilles depuis déjà une bonne dizaine d’année, ce groupe italien étiqueté gothic métal nous donne ici un très bon album revenant à ses fondamentaux quelque peu oubliés sur l’album précédent, et c’est un bien qui les fera surement remonter dans les coeurs de leurs fans de la première heure. Trois morceaux sortent cependant du lot sur cet album, « Kill the light » que je glisse dans notre playlist du moment et qui est un tube en puissance pour les « collèges radio » américains, « Loosing my religion » cover de R.E.M qui est une véritable réussite, en ce sens qu’elle diffère largement de l’original tout en restant parfaitement reconnaissable et « My spirit » très sombre et lyrique à souhait où les guitares de Cristiano Migliore et de Marco Biazzi se répondent parfaitement dans une sorte de mélopée fantasmagorique durant les dernières 90″ du morceau. Vous retrouverez bien sur ces morceaux dans le Maxiton Sound.

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Comme ils sont mignons ! Ca c’est brut, sans fioriture, à peine la vingtaine (même pas d’ailleurs) et déjà trois albums à leur actif. Dylan Baldi, leur leader pas charismatique pour deux sous, mène gentiment mais surement son groupe vers les sommets. Ce n’est pas original, ce n’est pas techniquement impressionnant, ce n’est pas révolutionnaire ni sur le fond ni sur la forme, mais c’est un très bon album punky rock que nous sortent là les Cloud Nothings. Rien de trop dans cet album, mais tout totalement à sa place, à commencer par un chant pas totalement faux (ou juste c’est selon) qui n’est pas sans nous rappeler un certain Kurt Cobain. Le son garage de l’album de l’an dernier est moins présent grâce à une production plus mature de Steve Albini. Le titre d’intro que je vous propose ici « No future no past » est le genre de morceau lourd et noir qui vous colle à la peau, assombrissant dès les premières notes votre avenir qui n’est deja pas si rose. Heureusement juste derrière « wasted days » nous déride les jambes et le corps et nous change le moral pour quelque 8’55. Et tout cela s’enchaine tranquillement jusqu’à « Cut you » qui lui penche finalement vers la plus pure tradition pop-rock. Voilà ce que l’on aime aussi entendre ici, un bon album, d’un groupe frais, d’une bande de jeunes prêts à tout mais sans artifices, pour faire de la musique.

Eluveitie

10 ans déjà qu’Eluveitie écume les studios d’enregistrement et les routes pour nous proposer son folk metal/death. Mais c’est en 2008 que le groupe franchit le mur de la notoriété avec son titre « Inis mona » (pour la petite histoire c’est le Tri Martolod d’Alan Stivell , ou alors si vous préférez « la tribu de Dana » de Manau, mais version deathmetal). La particularité de Eluveitie est que ce mélange de trad et de métal est agrémenté d’un chant en … Gaulois reconstitué depuis des inscriptions d’époque. Qui a dit que les métalleux étaient incultes. Personnellement, j’adore ce mélange de vielle à roue, de cornemuse et flute avec les guitares électriques hardeuses. Nos amis helvétiques, sortent le 10 février leur cinquième album et je vous propose en écoute et programmation radio ce titre en avant première. « A rose for Epona », 9ème morceau de cet album très hard quand même, est une petit perle du genre. Intro celtique à souhait, riff hard hyper gras par la suite et cassures de rythmes, accompagné d’une voix féminine sympathique et très mélodique dans le style de Tarja turunen (ex Nightwish). C’est très très loin de la pop anglaise ou de l’EBM proposés quelquefois ici, mais que voulez vous on ne se refait pas, j’adore les grands écarts musicaux.

En prime pour ceux qui auraient loupé l’épisode précédent, voici de quoi jeter une oreille sur un extrait de l’album « Everything remains as it never was » paru en 2010 avec « Thousandfold »

Depuis 1996 Nada Surf a tout vécu. Ils ont tout expérimenté. La gloire dès leur début avec ce morceau que vous ne pouvez ignorer, « Popular », la déprime après s’être fait virer comme des malpropres de leur label car celui-ci trouvait que leur album allait être invendable et le renouveau grâce à leur ténacité et surtout à leurs fans qui par leurs achats de Tshirts et autres merchandising leur ont permis de produire leur nouvel album. Ils ont été consacré par les critiques et donc maintenant que doivent ils faire ? Et bien juste nous faire ou se faire plaisir. De ce nouvel album je n’ai pas choisi de vous faire écouter le single désigné (« When I was young ») mais plutôt un titre parmi d’autres « Jules & Jim ». Pourquoi ce choix ? Et bien simplement pour vous dire que Nada Surf bien que n’étant pas le plus grand groupe du monde réussit le tour de force d’être et de rester à sa place, c’est à dire un très très très bon groupe de pop, qui au fil des album ne nous déçoit jamais. Et ça pour tous les titres d’un album et pas seulement sur un ou deux singles.

Spector

Un look de college band américain de la grande époque avec un relent de Weezer (surtout le chanteur, ah les lunettes …) mais finalement du bon, du classique groupe britannique. Ils sont sortis de  nulle part avec déjà un look, une ambiance, et un fanclub très founi (ils ont assuré en tant que support band pour Florence + the Machine). Capable d’attraper dans ses filets aussi bien la jeunesse hype de cette perfide Albion, que les oreilles aguerries de nos générations précédentes. Avec un nom qui vous évoque de suite le rock’n’roll, et un slogan bien accrocheur (« nothing you haven’t seen before »), bien joué les petits ! Petits qui sont en train de devenir grands et cela rapidement. La nouvelle coqueluche du rock anglais (BBC Sound of 2012 artist) vient de sortir son nouveau single et je suis fier de le partager avec vous !

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Alors là, chapeau bas ! J’adore ! Occupé à surfer et écouter moultes niaiseries sur le net, j’ai failli passer à coté de cette perle. Que dire ? Simplement écoutez, et imprégnez vous de cette musique …

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Projet solo britannique The Echelon Effect se décrit lui même comme étant né d’une furieuse envie de retomber amoureux avec la musique. Ceci se passait lors d’une longue nuit d’hiver de 2009. Depuis les débuts, simplement équipé d’un ordi portable et d’une idée (écrire un titre et bouger le monde) de l’eau a coulé sous les ponts ou devrais-je plutôt dire du son dans la sono. Un titre, puis deux, puis un EP puis … etc,etc… Déjà rien que cette dernière année 4 sorties aux noms évocateurs de Seasons 1,2,3 et depuis cette semaine 4. Pourrait-il y avoir un parallèle avec ce cher Antonio (Vivaldi) ? En tout cas je ne sais pas si cette oeuvre passera à la postérité comme celle de son illustre ancêtre mais il est fort juste de dire que ce projet est plutôt agréable. L’étiquette est très facile à mettre (Postrock) et avec l’absence de voix cela se rapproche plus de la musique de film que d’un morceau de rock classique, mais qu’il est bon de temps en temps de se laisser plonger dans un univers de son et de ne songer qu’à s’y laisser baigner.

Autre chose très agréable à propos de cet artiste et de sa démarche, c’est la distribution de ses productions. Si vous avez envie d’acheter, et bien c’est très simple, vous vous rendez sur le site (www.theecheloneffect.com) et vous téléchargez. Le prix ? Et bien c’est vous qui le fixez, au regard de votre satisfaction. Par ce geste vous rémunérerez directement l’artiste sans engraisser les requins de l’industrie musicale qui n’ont pas encore compris qu’ils ne peuvent pas vendre un produit dématérialisé aussi cher qu’un bon vieux CD et continuer à s’en mettre plein les poches en ne redistribuant qu’un infime pourcentage à l’artiste. Et nous, consommateurs responsables, faisons en sorte d’apprécier ce genre de choses.

Titre en entier ci-dessus et programmation d’un condensé dans le Radio Program

Voilà comment on fête dignement une nouvelle année ! Là nos amis anglais ont mis le paquet, en tout cas assez pour que je me laisse aller à vous le proposer. Et pourquoi ? Simplement parce qu’ils savent mieux que quiconque faire le spectacle et que finalement si vous écoutez bien la bande son de cette célébration vous vous direz que cela va très bien avec ce qu’est « The Musical Box », un savant mélange de sons disparates qui forment un tout si agréable à écouter.

1:19 Labyrynth ft tinie tempah – earthquake 1:57 D’banj – Oliver 2:33 Coldplay – Viva la Vida (Thin White Duke Mix) 3:13 Martin Solveign – Hello 3:31 Supergrass – Alright 3:57 The Kinks – You Really Got Me 4:54 mark ruff ryder – joy (tainted love) 5:26 Shirley Bassey – Diamonds Are Forever 5:59 adele ft maddi jane rolling in the deep (remix) 7:01 House of Pain – Jump Around 7:41 The Automatic – Monster 8:07 The Prodigy – Firestarter 9:15 Emeli Sandé – Heaven 9:59 Faithless – Insomnia

TKF

Un petit clin d’oeil à mon compère avec ce groupe Technikult Of Flesh (TKF pour les intimes) car ils viennent de New York, vous savez, la grosse pomme où Zistor aime trouver les acteurs (-trices) de ses chroniques. Mais on ne peut pas dire qu’ils sont proches pour autant. On est loin de indie rock acidulé, on voyage ici dans l’univers new-yorkais le plus sombre, considéré par beaucoup comme le groupe underground le plus innovant du moment, TKF nous invite à écouter une collection de titres couvrant toutes les facettes du rock-electro-indus. Ils sont déjà habitués à la médiatisation car les collèges radios US s’en donnent à coeur joie pour peu qu’elles soient un peu orientées rock. Ils ont fréquenté le fameux CBGBs peu de temps avant sa disparition en 2006 et font les premières parties de Korn ou bien de Marilyn Manson. Bref que du bien, et donc bien sur dans votre Musical Box.

Lords of acid

De par ma proximité avec l’un des membres fondateurs de ce groupe (Ludo Camberlin), je vous avais fait écouter lors de ma première vie radiophonique libre (1991) « Lust » le premier LP de ce groupe issu de la scène Belge indus/EBM. A l’époque petit scandale car l’imagerie et les paroles étaient plutôt classées « outragement sexuel ». Quatre albums en 20 ans mais pas mal de productions parallèles (musique de film, bande son de jeux vidéo,…) et puis le miracle du retour non annoncé au premier plan (pratiquement 10 ans d’absence). Enfin, au premier plan pour les oreilles curieuses et aventureuses car nous sommes loin de la diffusion à grande échelle pour ce titre « Little mighty rabbit », mais heureusement nous sommes là pour ça. Lords of Acid un projet plus qu’un groupe tant l’évolution du line up est chaotique. Il fleure bon le plat pays coté néerlandophone (Nikkie Van Lierop, Olivier Adams, Deborah Ostrega, Ludo Camberlin, Ruth McArdle // Maurice Engelen, Mea Fisher, Andre Karkos, Murv Douglas, Kirk Salvador) et encore je vous fais grâce de tous les autres participants à ce projet musical comme Wim Daans ou Tejo De Roeck. Aujourd’hui un EP et un album sans titre connu pour l’instant en février normalement.
A noter, mais vous vous en apercevrez vous même l’imagerie n’a pas changé 🙂

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Ca c’est du gros son, trop gros pour vous peut-être ? Certains doivent se demander comment je réussis le grand écart entre l’EBM et le Gothmetal ? C’est très simple, premièrement je déteste les chapelles, je ne suis pas gothique parce que j’aime écouter un titre des Sisters Of Mercy, ou électromachin parce que je vous conseille l’album de M83. Ensuite, j’aime la musique et toute la musique même si le rock a ma préférence (et là je tombe déjà dans une classification), et finalement pour moi la diversité est un facteur important d’ouverture et de progrès (en musique aussi). C’est pour cela que dans ma mp3thèque vous trouverez aussi bien Haendel (Georg Friedrich) que Eicher (Stephan), ou que To Die For !

Donc To Die For, groupe finnois comme son nom ne l’indique pas, formé en 93 qui a la particularité de ne plus avoir en son sein aucun des membres fondateurs. Pas moins de 14 musiciens (sans compté les guests) se sont succédés dans la formation  avec même quelques aller-retour comme pour le guitariste Juppe Sutela et le clavieriste Jussi-Mikko Salminen (je vous le disais qu’ils étaient finnois, vous me croyez maintenant). Vous comprendrez pourquoi il n’est pas évident d’avoir une unité au fil des albums, six à ce jour. « Samsara » est ce 6ème album, une collection de 10 titres très disparates mais qui néanmoins forme un tout équilibré, oui bien sur c’est un genre, et alors dans le 7ème art un film de genre n’est pas forcément un mauvais film, et ici c’est la même chose. Cela va du titre Hard FM rentre dedans (Kissing the flammes) à la possible B.O. d’un clip malsain (Love’s a sickness). Un drôle d’univers que celui de To Die For, à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas, mais cela reste plus proche du métal que du gothique, histoire de reparler de chapelles !!!

Ils font partie de la bande des groupes aux noms improbables qui me font toujours marrer. Ils nous viennent du Missouri, vous savez cet état du middle east américain coincé entre l’Illinois et le Kansas, patrie des Sioux (révisez vos cours de géo du lycée), autant vous dire le néant, on pourrait comparer avec la Corrèze chez nous. Bref, tout ça pour vous faire comprendre que déjà avant de conquérir le monde, il fallait se sortir de son trou. Hé bien c’est fait, et c’était pas gagné d’avance.

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Copain de cours (de récré) Will Knauer et Philip Dickey font de la musique et à l’époque (2002) s’essayent au son « Nirvana ». Puis un troisième larron vient se greffer au duo et quelques enregistrements voient le jour en 2004 mais ce n’est qu’en 2005 qu’un premier album sort (Broom), premier succès d’estime comme on dit. Mais c’est « Oregon girl » qui permet, grâce à sa diffusion dans une série ado US (Orange County), de grimper un peu plus haut sur l’échelle de la reconnaissance médiatique. Après, tout s’enchaine, et fini par être récompensé en 2008 comme « Le meilleur nouveau groupe du Missouri ».

Je vous parle d’eux à l’occasion de la sortie (octobre dernier) de l’album « Tape club » sorte de compilation de faces b et de raretés, et de la toute récente apparition d’un EP « Daytrotter session » quatre titres qui en leur temps ont fait les beaux jours du site web musical « Daytrotter« . Je vous propose, dans notre boite à musique, « Yellow missing time » titre avec un gimmick inoubliable que l’on fredonne toute la journée si on a eu le malheur (bonheur) de l’entendre à la radio le matin en se levant. Un clip vidéo non officiel réalisé pour un projet d’étude qui pourrait en apprendre à beaucoup qui se prennent pour des réalisateurs à part entière, et voilà le tout fait une chronique dans votre blog musical préféré !

프렌지

La seule chose que je peux vous dire sur ce groupe c’est qu’ils viennent de Corée. Après c’est le grand vide, enfin pour moi car ne parlant pas, ou plutôt ne lisant pas le coréen dans le texte, je suis plutôt mal parti pour glaner quelques news par rapport à eux. Ah si, 프렌지 en coréen voudrait dire Frenzy et l’album porte le nom de « Nein songs », mais l’important n’est pas là, quelqu’un a dit un jour que la musique était universelle et bien en voilà un bon exemple et la magie de la mondialisation et de l’internet font le reste. Quoi de plus facile aujourd’hui d’aller laisser trainer ses oreilles à l’autre bout du globe sans bouger de chez soi, et là le miracle se produit. Bien sur, il faut en écouter des groupes et des titres pour trouver la pépite et ce fut le cas lors de mes derniers surfs nocturnes sur la vague de l’east end world. On peut aussi mettre une petite étiquette, on va dire postrock et peut être que cela suffira pour que vous aussi vous trouviez quelques minutes pour écouter ce titre.

Ils sont suédois, le chanteur à une voix à la Mark Hollis de Talk Talk , le bassiste un jeu à la Peter Hook de New Order, il y a des nappes de synthé 80’s plein le morceau, un refrain basé sur une jolie petite mélodie, il n’en fallait pas plus à votre serviteur pour vous proposer ce morceau en écoute. Le groupe existe depuis 2003, 4 albums depuis et ils ont tourné chez eux bien sur, en Suède, mais aussi un peu aux US, UK et Irlande, alors La France c’est pour quand ? Hormis ce titre, vous pouvez jeter une oreille sur l’album sorti courant octobre, sympathique et agréable, il porte le même nom que le titre proposé ici.

Encore une petite chose estivale que je vous propose avec un peu de retard mais cet été nous n’étions pas nés. Alors on essaye de se rattraper maintenant et dans le style téléchargement que vous pourrez offrir à noël (vous avez vu on ne dit plus cd) il y a cet album de Big Talk.
Vous prenez le batteur de The Killers avec un ex (!), un bassiste de Weezer et le producteur des Strokes, vous secouez bien et vous obtenez Big Talk. Très bon cocktail qui nous vient bien sur de Vegas et qui a le gout très pop-rock-newwave. Alors c’est vrai ça passe encore mieux en été car c’est le genre de collection de chansons qui s’écoute vraiment en vacances. Si vous aimez les deux groupes précédemment nommés vous aimerez Big Talk car n’oubliez pas que Ronnie Vannuci Jr n’est pas que le batteur mais c’est aussi lui qui composa « Somebody told me » pour les Killers (entre autres tubes).

Ah,  j’oubliais regardez bien ce clip « Replica », c’est pas du grand art mais j’aime bien ce petit esprit X-files qui surnage …

HR aqua blend

Hussey, oui Wayne, le leader de « The Mission » et Regan, oui Julianne, la chanteuse des « All About Eve« . A force de fricoter ensemble ces deux là ne pouvaient que faire un album un jour. Et bien voilà c’est fait ! Ca sort juste au même moment que la tournée jubilée de nos missionnaires préférés (coïncidence ?) et c’est finalement un bon album. Il n’est composé que de reprises (sauf deux nouveaux titres) des plus grands artistes rock de ces 20/30 dernières années (The Mission, Duran Duran, Depeche Mode, Ben Harper, Glen Campbell, David Bowie, The Pretenders, Nick Cave & Kylie Minogue, Bjork, All about Eve) et est d’un esthétisme sonore de toute beauté.

On a tout dit sur Wayne Hussey, capable du pire comme du meilleur (le plus souvent) et on connait vraiment bien et on apprécie la voix de Julianne Regan, leurs deux groupes respectifs se sont entrecroisés pendant 25 ans l’un jouant chez l’autre, l’autre assurant les choeurs ou la guitare chez l’un. Ici, tout s’accorde, leurs univers respectifs, leurs voix, leurs présences. On sent au travers des sonorités de cet album leurs complicités de toujours. Leurs voix sont indissociables sur « Naked and savage » des Mission, la reprise de Depeche Mode (Enjoy the silence) est de toute beauté, Wayne est au mieux de sa forme sur le « Another lonely days » de Ben Harper, ils font oublier le duo Cave/Minogue dans « Where the wild roses grow », quand au titre de Bjork (Unravel) si vous l’aimiez déjà alors là vous l’adorerez.

Voilà, vous l’aurez compris pour moi cet album est à posséder dans toute bonne discothèque qui se respecte. Un petit sampler ici pour découvrir cette perle et plusieurs titres en playlist journée (ceux cités précédemment) et bien sur une programmation dans le Maxiton Sound du soir.

Alors voilà, j’ai un cruel dilemme, je voulais vous parler de In The Nursery dont j’avais produit le concert angevin dans les années 80. C’est vrai c’était un peu hors normes de l’époque et cela reste un de nos faits d’armes d’avoir su (pu ?) produire de tel concert. Donc je voulais vous dire quelques mots sur ITN et voilà que je tombe au hasard de mes pérégrinations sur le web sur une critique qui est ou aurait pu être ce que je voulais vous en dire. Alors dilemme, j’écris la mienne (en paraphrasant certaines idées car somme toute ce sont les mêmes) ou alors je vous invite à lire celle de notre camarade Stanislas C. ? Bon, je crois que je vais opter pour la seconde solution, c’est plus rapide et plus efficace et je pense qu’il ne nous en voudra pas.

* – Alors que la formation célèbre ses trente ans d’existence, un nouvel album studio térébrant intitulé « Blind Sound » écho au concept inspiré par le braille succède enfin au fabuleux « Era » (2007).
Plus encore que son auguste prédécesseur, ce disque est nourri par un renouveau de l’inspiration et une tension sourde. Du retour en grâce du chant masculin sur la plupart des titres, alternant scansion volontaire sur « Past glory » ou « Artisans of civilisation », clameur lointaine sur le terrible « Blind Sound » (un des nombreux sommets de l’album). Du recours à la basse et à la guitare qui ramène aux riches heures de la friction sonore des débuts entre coldwave et néoclassique. Même dans les instants où l’on retrouve des séquences électroniques comme sur l’erratique et troublant « Trial by error », In The Nursery exprime avec justesse puissance sonore et subtilité émotionnelle. « Coloured silence » comme une respiration, instrumental calme et mélancolique au coeur de l’album avant de poursuivre. La dernière partie de « Blind Sound » est tout aussi majestueuse, du martial « Lectern », telle une marche où tambour et percussions croisent le violoncelle et un chant masculin intense et altier. Le même souffle imprègne les trois titres portés par la voix de Dolores, le grandiose « Crepuscule » (renvoyant aux riches heures de « Sense »), la beauté froide de « Resonate » et le chant fantomatique sur tapis de cordes de « Crave ».
Plus que jamais In The Nursery maitrise son art entre post-romantisme orageux et néoclassicisme lacéré de post-punk; la prise de son est entièrement au service de la puissance rythmique tout en apportant des couleurs très naturelles avec la mise en avant des cordes et des guitares basse et électrique. A cette qualité de production sonore s’ajoute un lyrisme échevelé, une inspiration culminante faisant de « Blind Sound » une oeuvre -hors du commun-. * (ici)

Allons-y, un petit retour sur ce titre car les DEATH CAB nous font le coup de la sortie d’un EP de remixes. Tout beau, tout nouveau et comme dirait mon disquaire favori (tiens ça existe encore des disquaires …) « y’en a qui vont aimer et d’autres non ». Moi personnellement j’aime bien écouter des versions différentes de mêmes titres, comme ça, juste pour le plaisir, et quelquefois je découvre ainsi des perles rares qui sont encore mieux que la version originale.

Alors faites comme moi, pour une fois que vous en avez l’occasion, les voici rien que pour vous …

Immanu El

Et voilà le troisième ! Troisième album déjà pour ce combo suédois post rock animé par les jumeaux Strängberg. Après un EP « Killerwhale » en 2005, « They’ll comme they comme (2007) et « Moen » (2009) voici aujourd’hui « In passage ». Immanu El d’abord, pour ceux qui ne connaissent pas, ce groupe nous vient de Jönköping en suède (un nom à la Ikea), formé en 2003 il a depuis gravi depuis un à un les échelons pouvant le mener à une carrière internationale. Le style ensuite, le post rock, et oui c’est comme cela que l’on désigne le son d’Immanu El, et bien sur comme toute étiquette cela ne veut pas dire grand chose. Situons-le entre Sigur Ross et Snow Patrol (oui je sais c’est large). Et maintenant cet album, et surtout ce premier extrait « On wide souliers ». Et bien comme vous pourrez l’entendre, c’est une invitation au songe, à la rêverie, tout comme les images distillées sur le clip. Intro au piano, voix torturée mais pas trop, son flottant, planant par endroit et grandes envolées de guitares. Immanu El c’est aussi l’art de la réverbération et de l’écho, et des partitions de batterie si caractéristique du post rock à la sauce islandaise. Donc si vous aimez vous laisser flotter entre terre, mer et air avec vos sonorités préférées vous aimerez.

Cela va faire plaisir à Zistor qui semble aimer la ville et même le quartier, notre trio du jour vient de Brocklyn, New York (mais des rumeurs les disent canadiens). Guitare Basse Batterie, la triplette infernale du rock, toujours aussi efficace. Un nom dérivé du mois de formation du groupe (august) mais qui a du être rallongé car déjà pris, cela donne en fin de compte We are Augustines. Mais attention les Augustines ne sont pas, comme on dit, un « groupe de gonzesses ». Puissance, mélodies accrocheuses, et même sueur et chemises de bucherons sur scène. Tout pour plaire, en tout cas à moi oui.

Ce n’est pas une nouveauté à proprement parlé mais j’avais envie de partager avec vous l’écoute de cet album sorti au printemps dernier.

Ils nous viennent de Suède et ils sont moins connus qu’ils n’ont la capacité à produire des morceaux potentiellement tubesques. Me fais-je bien comprendre ? Dans chacune de leur production il y a le morceau qui tue ! Mais voilà, déjà nul n’est prophète en son pays et la Suède, si elle ne les boude pas, n’en fait pas des stars non plus. C’est en Allemagne qu’ils ont le plus d’aura et bientôt j’espère dans le monde entier.

The Exploding Boy

Il n’y a rien de fondamentalement nouveau dans leur musique mais un savant mélange de ce dans quoi ces jeunes gens ont été bercé, à commencer par le nom du groupe, inspiré par un titre des Cure. Dans tout le reste on trouve pêle-mêle Les Chameleons, Joy Division, Echo & the B., Cure (encore), et pas mal d’autres références new wave. Alors oui pour certain c’est de la copie, mais pour d’autre c’est un peu comme le Canada Dry, ça y ressemble mais ce n’en est pas, c’est différent. Pour moi c’est différent, ça fait du bien aux oreilles, ça me fait des frissons de revival, ça prouve qu’il n’est pas obligatoire d’être original pour bien faire, bref j’adore. Alors écouter cet album, pour commencer cette écoute voici 3 titres, le premier que vous retrouverez dans la playlist de journée et les deux autres dans le Maxiton Sound.

Chase & Status

Je profite ici de la sortie du EP live au iTune festival de Londres pour faire un petit retour sur ce titre de Chase & Status (Time). DJs, producers, remixers, ce duo londonien a fait du chemin depuis leur « Debut album » de 2006. Très hype outre-manche, ils remisent à tour de bras et sont souvent dans un travail collaboratif pour leurs productions personnelles, ici c’est avec Delilah. Ce titre comme beaucoup de ce duo existe en plusieurs versions (remixes), je vous propose ici la version officiel du single sorti au printemps mais dans le Maxiton Sounds de soirée sur le Radio Program cela sera le « Itchy robot remix » que je programmerai.