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WHITE LIES – Big TV

White Lies

Du retard à rattraper, j’en ai ça c’est sur. Cet été, si j’en avais eu l’occasion, je vous aurais fait un petit post sur White Lies.

Si vous connaissez ce groupe , il y a de grande chance que vous l’ayez découvert en première partie de Coldplay lors de leur tournée « Viva la Vida European Stadium Tour ». Ou alors ce fut peut-être juste avant Kasabian au Stade de France en première partie de Muse. A moins que vous n’ayez assisté à certaines dates de la tournée de 30 Seconds to Mars. En tout cas la maison de disque a fait son boulot pour lancer les White Lies en France.

Naissance officiel du groupe en 2008 mais les deux compères, Charles Cave et Jack Lawrence-Brown à l’origine du groupe jouent ensemble depuis 2005. Tout deux de North Ealing à Londres ils se sont connus à l’école et ont commencé leur aventure sous le nom de Fear of Flying à l’âge de quinze ans. En 2007 exit Fear of Flying bonjour White Lies. Depuis deux albums, celui ci « Big TV » est le troisième. Dans la bonne spirale depuis 2009, encensé par la critique de l’époque, ils évoluent dans un style que certains comparent à Joy Division, Editors ou Interpol.

Big TV est un bon résumé de leur talent, entre post punk et cold wave, bien que se rapprochant (trop ?) de la pop, la musique de White Lies est accrocheuse. C’est fortement rythmé, froid sur les claviers, à la mode 80’s (Killing Joke), simple et efficace sur les plans guitare. La voix, caverneuse à souhait, d’Harry McVeigh, est taillée pour ce genre de musique. White Lies pourrait si le vent tournait un peu en sa faveur jouer une division au dessus à l’avenir, si bien sur, le grand public suit.

Front Line Assembly | Venue

Attention grosse nouveauté de l’été ! Front Line Assembly a sorti son nouvel album intitulé Echogenetic chez Metropolis Records le 9 juillet dernier. Je vous propose de suite ‘Ghost’, extrait de cet opus, et qui est un petit bijou de musicalité si ‘on peut s’exprimer ainsi quand on parle d’un groupe étiqueté « Indus ». On va encore me traiter de dinosaure mais F.L.A. est un groupe des années 80’s. Fondé à Vancouver en 1986 par un ex Skinny Puppy (Bill Leeb)  ce groupe a comme gentilles fées qui se penchent sur son berceau l’E.B.M, l’Indus, et la techno. Presque trois décennies plus tard les F.L.A. produisent encore ! 17ème album du groupe ce Echogenetic est une petite perle du genre. Vive Front Line Assembly et F**k Ibiza je retourne dans les clubs sombres de ma douce jeunesse.

French Teen Idol

Cool du Post-Rock Italien ! Projet d’un multi-instrumentiste (Andrea Di Carlo) de Rome French Teen Idol pourrait être un mélange de Sigur Ross et de M83 de la grande époque saupoudré d’une légère touche de In the Nursery (surtout sur ce titre « Again »). J’étais passé un peu à coté de cet album en mars dernier, la bêtise est aujourd’hui réparée.

Mais où je chope un peu les boules c’est que je n’aurais pas assez de temps cet été pour réécouter toutes les bonnes choses musicales qui m’ont soigneusement évitées ces derniers mois. Ibiza quand tu nous tiens !

Falling in Reverse

C’est l’été et le Vanke est volontier vacancier et plutôt de la famille de l’Aï donc pour cette chronique sur Falling In Reverse il a fait faire le boulot par un autre ! Ca lui arrive de temps en temps lorsque qu’il tombe sur une chronique qui reflète tout a fait ce qu’il pense d’un album et qu’il aurait pu rédiger lui-même. Donc sans copier mais en vous renvoyant directement à la prose de Kevin voici son avis sur l’album Fashionably Late que je partage à 110%. Wahou !!! Vive les vacances et le soleil d’Ibiza

New Years Day @ Warped Tour 06-22-2013

Je ne sais pas si mon week-end Hellfest de fin juin a déteint sur moi mais me voilà à vous proposer dans notre boite à musique un groupe digne du festival. Il y en a déjà eu me direz-vous et je vous répondrai qu’il y en aura encore, car mes oreilles aiment flâner du coté du métal et de la puissance sans délaisser pour autant les autres style de rock-music.
New Years Day, formé en 2005 d’un aggloméra d' »ex » (Home Grown, Wakefield) et de nouveaux venus sur la scène rock Californienne. Debut EP en 2006, premier album en 2007, et depuis la dure loi des groupes de rock, à savoir autoproduction, autopromotion, autogalère avec les labels etc … Et le temps passe pour finalement arriver à ce (seulement) 2ème album en 2013. Un titre single, « I’m no good », la ballade classique de tout bon album de métal « Tombstone » et un « Hello Darkness » que personnellement je préfère aux autres ne serait ce que par la mise en avant de la trés belle voix de Ashley Costello et les ruptures de rythme qui donnent plus de relief à ce titre qu’aux autres. Produit par Erik Ron (Panic! At The Disco) cet album n’est pas la huitième merveille du monde mais est une sorte d’o.m.n.i. (objet musical non identifié) dans le monde du métal qui a le droit d’effleurer vos oreilles et de peut être vous plaire.

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Considéré comme l’un des meilleurs groupes live dans leur pays d’origine, j’ai cité la Russie, Bajinda Behind The Enemy Lines a commencé à exister en 2006. 5 ans de route et de galère, départ du chanteur et enfin, après tout ce temps, le premier album. En 2012 nouveau line up et un nouvel EP puis encore et encore la route et le concert, tout ça à l’échelle de la Russie. Pratiquant régulièrement les festivals ils vont y côtoyer Ian Brown, Royksopp, Supergrass, Brett Anderson, Madness, Antipop Consortium Shy Child, Amanda Palmer, These New Puritans, Friendly Fire et Panic At The Disco. Durant l’hiver 2012/2013 (l’hiver est long en Russie!) ils fréquentent assidûment le studio ce qui donne ce deuxième album tant attendu de leurs fans.
Notre trio devenu quintet Ura Malikov (guitare), Pasha Teterin (claviers, voix, guitare), Kost’a Chetaev (basse), Igor Garshin (batterie), Alla Farmer (claviers) avec leur chanteur sautillant et leur musique trans pop nous replonge parfaitement dans le « Madchester » de la grande époque, avec les Stones Roses, Happy Mondays, Charlatans et autres Inspiral Carpets.
On se souvient de leur « Money to burn » de 2009 et bien la nouvelle fournée et de la même trempe. Décidément j’aime la musique russe lorsqu’elle prend les mauvaises habitudes de la grande soeur de l’ouest. Pucina des BBTEL est surement pour certain du mauvais revival des grandes heures de l’Hacienda mais pour moi c’est un disque (si l’on peut encore parler ainsi) qui me redonne espoir en la Dance Music.
Tout de suite une compil des titres de l’album et dans le radio program le « tube » en puissance de ce LP : « Tonight »

 

One More Time Granada 2013-6

Oui je sais cet album est partout alors pourquoi aussi dans The Musical Box. La réponse est simple, parce qu’il me plait !

Tout a été dit sur Daft Punk et leur musique donc je ne rajouterai pas grand chose si ce n’est de la paraphrase en dissertant sur le sujet. Permettez moi simplement de vous présenter le plus beau titre de cet album, à cent mille lieux des dance-floors (à priori il ne figurerait que sur la version japonaise du CD), « Horizon ».

Je vous invite à vous abandonner sur cet ‘ »Horizon » et à vous laisser voguer dans cet univers musical. Fermez les yeux et laissez vous aller, elle sert aussi à ça notre Boite à Musique.

Jimmy Eat World Show

Il y a des groupes comme ça qui restent dans votre mémoire pour vous avoir fait vibrer à une période de votre vie, et puis ils disparaissent. En général ils ne splitent pas, ils disparaissent simplement de l’univers médiatique musical. Ils jouent toujours, font des concerts, sortent des albums, mais pour vous, assommés par le nombre de productions qui sortent, ils n’ont plus d’existence. Vous avez bien essayé de les suivre un peu au début, écouter l’album suivant, moins vibrant que le précédent, et puis plus rien. Un jour vous ressortez du placard le CD original qui vous avait tant plu et vous l’écoutez, c’est un peu en décalage avec vos envies du moment mais c’est toujours bon et surtout ca remue les souvenirs qui sont accolés au son. Un peu curieux vous vous dites, mais que sont -ils devenus ? Et là, bingo, vous réalisé qu’ils existent encore et qu’ils viennent même de sortir un nouvel album. Ni une, ni deux vous vous le procurez et l’écoutez, fébrile à l’idée de redécouvrir le groupe.

Voilà, c’est un peu ce qui vient de m’arriver avec en plus une sympathique réflexion de mon fils (oui, oui !) qui au passage s’est fendu d’un « ha oui , ce groupe, ça fait longtemps que j’écoute plus, c’est has been ! »

Donc je disais que cela vient de m’arriver avec le nouvel album des Jimmy Eat World, « Damage ».

Raccourci rapide, Jimmy Eat World est un groupe de rock alternatif américain originaire de Mesa (Arizona), formé en 1993, donc 20 ans d’existence, plus qu’il n’en faut pas en décourager plus d’un. Donc depuis 20 ans, huit albums et des périodes de hauts et de bas. Pour le haut je suis sur que vous avez déjà entendu, bien que ne sachant pas de qui était ce morceau, le titre ci-dessous (live in Glastonburry, avec tout le fun du lieu)

Et pour 2013, je vous propose de vous faire une petite idée de leurs productions actuelles avec ce titre extrait de « Damage », « No never ». Ils n’ont rien perdu de leur sens de la « rock ritournelle » qui vous plait instantanément et qui vous trotte dans la tête toute la journée. Finalement c’est toujours bien Jimmy Eat World

30 Seconds To Mars

Nouvel opus des frères Leto (Jared et Shannon) cet album est plutôt réussi. Toujours aussi atmosphérique la musique de 30 Seconds To Mars nous transporte dans leur univers parallèle d’une manière quelquefois déconcertante mais toujours agréable. Je suis toujours étonné qu’un groupe comme 30STM rencontre le succès mais c’est tant mieux. Loin du formatage des productions grand public actuelles 30STM a ouvert et entretient une voie plus recherchée et originale. La question est de savoir si c’est la musique ou le charisme de leur leader acteur Jared Leto qui provoque cet engouement du public. N’étant pas plus intéressé que cela dans le 7ème art, pour moi c’est la musique ! Mais si ce charisme cinématographique pouvait détourner vers la musique moins conventionnelle un certain nombre de fans de Jared Leto alors pourquoi pas. Envolées lyriques mélangées à un son plus pop qu’à l’habitude (la production de Steve Lillywhite y serait elle pour quelque chose) font de cet album une pièce musicale incontournable en cette fin de premier semestre 2013. Présenté comme un concept album autour des quatre thèmes du titre (Amour, désirs, foi, rêve) cet album nous remémore que le « concept » du « concept album » n’est finalement pas mort et qu’il agite encore bon nombre d’esprits artistiques à commencer par celui de Jared Leto qui explique aussi que  « Ce disque marque une évolution, un nouveau départ. Sur le plan créatif, on a souhaité expérimenté de nouvelles choses. C’est excitant et extrêmement stimulant. » Pour conclure et bien refléter mon opinion par rapport à cette production : Fans ou non fans de 30STM procurez vous cet album et écoutez le en boucle.

Daniel Antonsson & Martin Henriksson

Depuis 1990 et leur première démo « Enfeebled Earth », Dark Tranquillity égrenne au fil du temps leurs albums dans la presque indifférence (nous en sommes à huit si je sais bien compter). Des six membres actuels du groupe, il ne reste que trois survivants de l’époque, Martin Henriksson (guitare), Mikael Stanne (chant) et Anders Jivarp (batterie). Etiqueté Trash Metal puis Death Metal, Dark Tranquillity évolue effectivement dans cette mouvance, ne parvenant pas à ramener à eux un auditoire plus « grand public », mais le veut-il vraiment ? Personnellement, j’aime les riffs de guitares et les synthés mélodiques qu’ils nous livrent régulièrement. C’est bizarre, mais leur musique n’est pas tout à fait accrocheuse pour le commun des auditeurs et en même temps est plus maligne et mélodique que celle de la plupart des groupes de ce genre. Certains diront que la voix gâche tout, mais rappelons-le, ils se revendiquent de la mouvance Death donc …. Mais vous verrez dans le titre que je vous propose ici, on a quelques (bonnes) surprises.
Nouvel album en ce mois de mai 2013, alors profitons en pour en déguster un peu de cette musique.

I hear Sirens

A la première écoute je me suis dit que ce groupe devait venir de ces contrées nordiques lointaines très grosses productrices de sons post-rock, et là au regard de leur biographie, pas du tout ils sont originaires de l’Utha, de l’Amérique profonde diront certains. Allez, je m’accorde un petit bon point car l’un des membres de notre bande des quatres possède le doux patronyme de Olofson (c’est pas nordique ça ?) Donc Eric Olofson, David Qualls, Daved Harris et Adrienne Robson forment I Hear Sirens en 2005 et évoluent dans la galaxie post-rock, beaucoup comparé à Explosions in the Sky en raison de ressemblances musicales plus qu’explicites, ils sont aujourd’hui l’incarnation même de ce que je pense être le post-rock. Musique planante et enivrante, à la fois puissante et mélodique, nous transportant autant dans la mélancolie que dans la révolte. Musique additive qui vous emporte hors du temps dans une autre dimension ou votre esprit s’envole dans des pensées vaporeuses à souhait. « Between Consciousness And Sleep » premier titre de cet EP porte dans son nom plus que l’essence même du post rock. Un titre très réussi avec ses guitares puissantes et distordues et des voix de sirènes comme sorties des abimes enchanteresses. Très typée, la musique de I Hear Sirens n’en reste pas moins excellemment belle et marquée d’une poésie sous jacente. On ne peut y rester insensible ! Je recommande absolument cet EP dispo en téléchargement chez Bandcamp pour 5 petits dollars US.

Saez

Single, album éponyme, nouvelle production donc et nouvelle tournée. Huit mois à peine après la sortie de son triple album  » Médina » Damien Saez est de retour après en avoir écoulé plus de 60 000 copies sans promo télé ni passage radio. Juste à la force de la conviction et de l’idéalisme.
Les chroniques d’album français sont choses très rares dans notre Musical Box alors pourquoi Saez. Et bien justement pour les deux substantifs que j’ai utilisé plus haut. Avec en plus la fougue et le savoir faire de marier toutes les sortes de sons du plus rock au plus classique et passant par l’électro et autres. De plus j’aime ce petit parfum de provocation envers le politiquement correct que ses visuels déclenchent. Alors pour tout ça et le reste de mes utopies adolescentes qu’il me reste et qu’il sait raviver le moment venu, je vote Saez.

J’irai voir Saez et je chantonerai Saez comme un ado rebelle qui aurait vieilli trop vite.  Je sais le personnage peut aussi enerver mais rien ne ternira la qualité de cet album.

Ink Suk

 

20 ans ! Leur première production date de 1993, autant vous dire que Inkubus Sukkubus n’est pas un groupe né de la dernière pluie. Ce n’est pas un groupe médiatisé non plus. Et rien que pour tenir 20 ans comme ça, ils méritent l’oscar.

20 ans dans l’ombre (c’est le cas de le dire puisque de part la définition même de leur musique l’ombre est leur domaine) sans jamais lâcher, en y croyant encore, 20 ans de foi en leur art.

20 ans à porter poésie, désespoir et allégresse. A chanter les traditions ensorcelées, les fêtes païennes, les mystères de la nature et de la vie.

Bref notre couple Mc Kormack, Candia au chant et  Tony à la guitare et chant accompagné aujourd’hui d’Adam Henderson à la basse nous scotche toujours avec autant de ferveur dans les limbes de ce que nous pourrions vraiment qualifié de gothique. 12 albums en vingt ans plus un live, une compilation, et un EP, qui forgent tout le respect, plus plusieurs centaines de concert jusque dans les coins les plus reculés d’Europe. Malheureusement l’honnêteté n’est pas toujours gage de succès. Mais le succès le cherchent ils vraiment ?

En tous cas pour ce qui est de cet album, la voix charismatique de Candia Mc Kormack est toujours là pour vous envouter et les compositions présentes sur cet album sont plus qu’honorables. Le style pourrait en rebuter plus d’un mais pourrait aussi en convertir plus d’un. Le « gothique » ce n’est pas uniquement s’habiller en noir et se crêper les cheveux à la Robert Smith vieillissant, c’est aussi Inkubus Sukkubus et leur profonde vérité et honnêteté musicale.

OMD, Seattle Showbox Theater, 4/6/13

Si Zistor va chercher ses disques du moment loin derrière les bacs là où il n’y a que les pépites et la poussière, vous allez plutôt dire de moi que je ne me casse pas trop le c.. en ce moment pour vous proposer des choses originales et inédites. Mais que voulez vous, ce n’est pas de ma faute si tous les vieux comme moi ressortent des albums en ce joli printemps.
Pour le fun et le « Souvenir » c’est Orchestral Manoeuvres in the Dark (OMD) qui s’y colle. Et tenez vous bien c’est le bon Bernard (Lenoir) que Zistor évoquait il n’y a pas si longtemps qui me fit découvrir ce groupe dans les années 70, 80, 90, 2000, 2010 (cocher la bonne réponse). Tous les petits malins qui ont dit 80 ont perdu, c’était en 1979 juste après leur signature chez Le label référence de l’époque, Factory.
OMD qui tel Janus a toujours eu deux faces, l’une expérimentale et l’autre « tubesque », si je peux m’exprimer ainsi.
OMD égal à lui même avec cet album digne descendant d’Architecture & Morality.
OMD très Top of the Pop avec « Stay with me » et très Krafwerkien avec « Decimal »
Je vous précise quand même au passage que je n’ai aucune action chez tous les fabricants de synthétiseur et autres music machines.

No Joy at the Empty Bottle

Le grand écart par rapport à ma dernière chronique, exit les « vieux », hello les « djeuns ». On passe de Big Country à No Joy, un petit coup d’accélérateur de temps et c’est le grand saut de 1982 à 2009.

Et si on mélangeait les bonnes vieilles recettes soniques anglaises aux sons des plus expérimentaux de la scène Montréalaise. En résumé deux pincées de Ride, une cuillère de My Bloody Valentine mélangée à une bonne louchée de Jasamine White-Gluz et Laura Lloyd et vous obtenez No Joy. No Joy, groupe à géométrie variable, distillant mélodies distorsionnées souvent mélancoliques qui méritent bien d’être qualifié de Shoegaze. On pourrait aussi agrémenter ce qualificatif de l’adjectif ensorcelant, rapprochant les exploits vocaux de nos duettistes de voix célèbres tel que celles d’Elisabeth Fraser (Cocteau Twins) ou de Lisa Gerrard (Dead Can Dance). Tout ceci, agrémenté d’une production léchée à la 4AD de l’époque, c’est le plus court chemin vers le revival cold et onirique des 80’s. Mais nous sommes en 2013 avec un groupe jeune et plein d’avenir que notre Musical Box vous sert ici avec l’espoir qu’il vous plaira. Petite indication quand même, devinez qui est littéralement tombé amoureux du son de No Joy ? Et bien d’autres petits protégés de la Boite à Musique, j’ai cité Best Coast !

Big Country

Big Country, ca claque comme un coup de fouet. Oui Big Country ! Revenu des abimes les plus profondes, après le décès (il y a maintenant bien longtemps) de son charismatique chanteur leader Stuart Adamson. Un nouvel album, le premier depuis 14 ans, avec un presque nouveau line up. On y retrouve Mark Brezzicki et Bruce Watson de la formation originale complété par deux « requins » , Derek Forbes, qui officia au sein de Simple Minds, et Mike Peters qui fut en son temps le chanteur leader de The Alarm, et un petit jeune Jamie Watson qui n’est autre que le fils de Bruce cité plus haut.

C’est une impression ou les reformations vont bon train en ces années 2010’s. On pourrait parler de Simple Minds qui vont aussi nous faire le coup de la tournée anniversaire mais restons avec Big Country. Ca fait une drôle d’impression de voir nos rockers vieillir, avant on avait les Stones (Rolling) , les Floyd (Pink), Bowie (David) et quelques hardeux qui baladaient leur carcasse sur scène, mais là on ne les compte plus. Est ce le fait de faire partie de la même génération qu’eux qui nous fait cet effet là ? Ou est ce le fait qu’ils ne la jouent plus star of « sex and drug and  rock’n’roll » ? Regardez-les par exemple nos Big Country, pas plus Grand Bretons type de la rue tu meurs ! Pour  moi je crois que cela joue un peu, on se ressemble donc … Vous verrez les jeunots quand les Artic Monkeys et Alex Turner auront 50 balais vous vous direz la même chose.

Big Country 2

Mais parlons musique un peu. Et bien pour cet album c’est assez simple, si vous avez aimé Big Country, écoutez avec bienveillance The Alarm et prisez la basse de Simple Minds et bien vous aimerez cet album. Moi qui aurais bien aimé être rockstar dans une autre vie, et bien j’aurais bien aimé faire ce genre d’album à 50 balais. Rien d’inventif mais tout est là, en place. Pour les plus jeunes ou les plus fougeux d’entre vous vous trouverez ça un peu FM (mais il parait que cela ne se dit plus).

Petula Clark

SUR LE CUL !!!

Déjà lorsque j’étais jeune, il y a de cela bien longtemps, je disais d’elle qu’elle était vieille et qu’elle faisait de la musique de vieux. Aujourd’hui que dire ? Et bien qu’il n’y a que les cons qui ne changent pas avis. Déjà pourquoi ai-je été jeter une oreille sur ce titre ? Oui pourquoi ? 81 ans, que devais-je attendre d’une artiste qui de toute sa vie d’artiste me faisait détester la musique qu’écoutait mes parents ? Et bien, comme quoi, avant de chroniquer les sorties discographiques du moment, nous jetons une oreille sur à peu près tout, dans la mesure de nos disponibilités bien sur, du shoegaze au easy-listening.

Je sais que  l’album dans son ensemble ne sera pas mon disque de chevet comme disait B. Lenoir, on y retrouve pourtant quelques reprises (d’Elvis à Lennon c’est vous dire) mais malheureusement très radio-crochet. Le cover d’elle même (Downtown) lui par contre est plutôt bien réussi si l’on arrive à oublier l’original qui vous trotte dans la tête car tellement entendu malgré nous jusque dans nos series télé préférées .

Par contre, avec ce titre « Cut copy me » tout change, c’est une perle. Je vous mets au défi lors d’un blind test entre potes de faire sortir le nom de Petula Clark. Pièce moderne très indie-rock, ce morceau aurait pu se trouver sur un disque de David Linch. Il est à la pointe du son et des postures vocales du lounge rock d’aujourd’hui.

Attention chef d’oeuvre !!!

Marble Sounds Live Concert @ Bruksel Live Atomium-5873

Deuxième album (ou troisième si l’on compte leur toute première production) et c’est déjà plus que phénoménal. La Belgique nous sort encore ici un super groupe. Pas assez connu déjà chez eux, d’après certains chroniqueurs du plat pays, alors que devrions nous dire, ici, en France , où si je ne me trompe pas, nous n’avons jamais vu ce groupe jouer dans notre beau pays.
Formé en 2007 par Pieter Van Dessel, alors membre avec Mathieu Gendreau de Plastic Operator, Marble Sounds (Pieter Van Dessel, Gianni Marzo, Christophe Vandewoude, Johan De Coster et Frederik Bastiaensen) a vite pris le dessus. Plus reconnu que son autre formation, c’est devenu un phénomène web chez nos amis belges. Des centaines de millier d’écoutes de leurs morceaux (si ce n’est pas le million) ont surpris jusqu’au leader du groupe qui ne s’attendait pas à ça. Un temps comparé aux Kings Of Leon ou à Turin Brakes, l’album « Nice is good » faisait plutôt penser à Notwist, Jonsi ou bien Surfan Stevens quelquefois. On se souvient aussi de cette fameuse reprise du « Bette Davis Eyes » de kim Carnes.
Nouvelle production et là visiblement ce nouvel opus est plus ambitieux, 10 titres qui nous font voyager en plein coeur de l’experience musicale de nos cinq compères, entre rock « country » (The summer of the sun), ballade fluette (Ship in the sand) et lamentations introspectives (The silent song). C’est un album qui devrait plaire gravement au Gator qui déserte un peu les chroniques, donc si vous appréciez les Gator’s Choices du soir vous apprécierez cet album.

Pour le souvenir …

Et pour la découverte …

Ca y est , le Vanke se réveille et après avoir passé un petit coup de peinture sur le site (et ce n’est pas terminé) le voilà de retour pour vous enchanter les oreilles (ou pas). Et pour son retour dans la Boite à Musique, c’est sur SUEDE que ses oreilles se sont arrêtées. Plus de 10 ans que nos compères n’avaient rien produit de neuf. Tiens comme DB ! Mais eux s’ils sont toujours aussi reconnaissables nous sortent un album qui est une véritable perle loin des chemins formatés « rock » bobo. Bon voilà, j’ai encore dit tout le bien que je pensais du dernier DB, à force je vais vous donner l’envie d’aller l’écouter.

Suede @ Brixton Academy

Quand on parle de Suede on entend directement le son qui déferla sur la Grande Bretagne après la vague punk et new wave, le son des grands Smiths, James, et consorts. Ce son, né de l’héritage des grands de la décénie précédente, que l’on retrouve dans ce sixième album du groupe. On les avait retrouvé en 2010 pour quelques concerts mais aujourd’hui c’est un véritable album que les londoniens nous offrent. Nos stars de la Britt pop des années 90 nous reviennent avec des titres ciselés aux millimètres, avec la voix de Brett Anderson, le chanteur leader, qui irradie de romantisme, de lyrique et d’élégance. Dix titres (12 avec les titres bonus) des plus agréables à écouter, et qui donnent de l’espoir à tous les rockers en herbe qui débutent aujourd’hui , à savoir qu’ils pourront être encore là dans trente ans si ils prennent exemple sur Suede.

En cadeau déjà le premier extrait de l’album (Barriers) en téléchargement gratuit et légal ici.

Et le deuxieme avec un clip en prime ci-dessous

Depuis quatre ans les Stereophonics n’avaient rien publié, hormis deux petits titres (« Violins and Tambourines » et « in a moment ») en prélude à ce nouvel album qui sort enfin (le 4 mars officiellement). La chose est entendue maintenant, ils signent là un grand retour qui devrait contenter leurs fans après le presque raté septième album qu’ils nous avaient fourni en 2009.

Ils ont mis un grand soin à la production de cet album avec un son irréprochable et un grand soin aussi pour les compositions. Le chanteur et quelque fois réalisateur de clip (Kelly Jones) a ce je ne sais quoi d’irrésistible dans la voix qui la rend si reconnaissable et si agréable à écouter et sur cet album, c’est vraiment le top.

Bien sur, ils se sont assagis depuis leur première production « word gets around » qui fut , je vous le rappelle, la première signature du Label V2 Music de Richard Bronson en 1997. Bien sur que la production est très léchée. Mais notre trio gallois (ils sont de Cwmaman) a encore la flamme qui leur permet de nous donner des titres aussi sympathiques que « In a Moment », « Indian summer » et dans un autre genre « Catacomb ».

Californie – Punk Rock – 1979 / 2013
Ils ont fait partie de mes premières émissions de radio en 1981 et ils sont toujours là avec toujours la même pèche. Et ce n’est pas un come-back car ils n’ont jamais arrêté. 34 ans de scène, de studio et de sincérité. Un nouvel album qui est juste égal aux autres, avec puissance et revendications.
Les pères et maintenant grand-pères de ce son surf punk de la côte ouest. Beaucoup de groupes leur doivent tout et peut être sans le savoir. Des morceaux toujours aussi courts et efficaces.
Bad Religion, vieux groupe ou groupe de vieux, ou bien les deux car je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit mais aujourd’hui le rock (punk, …) a vieilli et ses fans aussi, les grand-pères aiment ce genre de musique bien que cela fasse encore quelquefois tache dans notre société politiquement correcte de le dire. Certains préfèrent encenser un D. Bowie qui nous sert une soupe formatée musique transgénérationelle pour supermarché. Ce n’est pas mon cas et je n’encense pas Bad Religion non plus, je dis simplement qu’ils me font plus réagir et plus plaisir à entendre aujourd’hui avec cet album que DB avec le sien. Qu’ils correspondent plus à mes goûts de « rocker » et que contrairement à d’autres ils ne visent pas le porte monnaie les CSP+ et des fameuses ménagères. Ils continuent simplement à gagner leurs vies en chantant ce qu’ils aiment.

Je ne peux écrire sur Praga Khan sans remonter dans le temps. Me retrouver dans la deuxième partie des années 80, en plein boum de la musique « made in Belgium », apparue grâce à un groupe nommé A Split Second, qui fut, un moment, de nos compagnons de route. C’est toute une histoire, très bien résumée ici, à lire absolument.

Deux grosses machines à produire des hits à l’époque, le trio Morton (alias Jo Casters de Poésie Noire), Sherman et Bellucci, et le duo Olivier Adams, Maurice Engelen (Lords of Acid / Praga Khan) pour les premiers c’est plus de 100 titres en 18 mois, titres qui tournaient grave sur tous les dances-floor de l’époque. Pour les seconds c’est le début d’une grande carrière bicéphale à la tête des deux groupes, l’un plutôt orienté Amérique du Nord (Lords of Acid) et l’autre Europe (Praga Khan).

Après ce petit précis d’histoire musicale belge passons aux choses sérieuses voulez-vous ! Lords Of Acid c’était dans notre Musical Box en janvier 2012, et bien aujourd’hui c’est l’autre face Praga Khan que je vous présente, avec ce nouvel Album « Soulsplitter ». Un mélange parfait d’euro electro beat et de mélodies, un mélange parfait de machines et d’instruments classiques, un mélange parfait d’underground et de hit parade, un mélange parfait de Dance et de Lyrique, bref un mélange parfait de culture musicale européenne continentale et pour vous en convaincre ce n’est pas un titre ni deux que je vous propose, mais un petit medley sampler de l’album complet. Ne vous en faites pas vous pourrez quand même déguster les titres en entier. Le radio progamm comportera le titre album « Soulsplitter » ainsi que « follow the sun » et l’album sera pratiquement programmé dans son intégralité dans le « Maxiton sound ».

Et pour terminer un commentaire issu de youtube concernant cet album qui aurait pu être écrit par Vanke !
– « I’ve been listening to the whole album since I got it about a week ago. It’s a fantastic journey! Makes me feel like I traveled through a thousand lifetimes by land, air and sea to arrive back to the beginning. Such a wide range of sounds and split emotions from the beginning to end. Like a full circle, complete and whole ! » –

C’est le quatrième album que ce « Great Escape » pour A Life Divided groupe allemand d’électro-rock-synth apparu en 2003 dans le paysage musical. Il est plutôt … plutôt … plaisant. Voilà, c’est l’adjectif que je cherchais, plaisant mais pas inoubliable et surtout très vite … lassant.

C’est dommage car A Life Divided fait très correctement son job. Jürgen Plangger, le chanteur, est plus que convainquant posant parfaitement sa voix sur ce qui pourrait devenir de véritables tubes. C’est efficace, rythmiques simples mais puissantes et, mécanique allemande oblige, le tout tourne à la perfection. Tout ceci lié avec une vraie production. Et bien malheureusement cela ne résiste pas à la ré-réécoute.

Mais il faut, dit-on, vivre le moment présent, alors dégustons avec plaisir ce bon gros hamburger qu’est « The Great Escape » et ne pensons pas trop à la faim qui va revenir plus vite que la musique. Nous aurions aimé quelque chose de plus consistant, de plus original, je ne sais pas mais moi j’adore le Big Mac !

Bye Bye Borderline ! Mais l’ont-ils été un jour « borderline » ? Nos compères de Zeromancer, groupe américano-norvégien (ou vice-versa) ont toujours composé et joué de façon linéaire, sans surprise depuis 2000. Mais, et il faut leur reconnaître ce fait, cela a toujours été bien fait avec une production bien léchée. Souvenez-vous de ce tube accrocheur et froid du début de leur carrière en 2000 « Clone your lover » extrait de leur premier album éponyme, ou bien de ce « New Madonna » adressé à on ne sait qui en 2004.

Et bien ce nouvel album en est la suite logique et sans surprise. La maitrise du son évoluant avec les années, c’est encore mieux, mais c’est toujours dans la même veine. Une chose est sure, les fans , dont je suis, ne seront pas déçus et j’en veux pour preuve l’extrait que je vous propose aujourd’hui dans notre Boite à Musique.
Entre rock-indus et néo-métal se trouve un groupe fédérateur qui nous livre ici après trois ans d’absence un album de dix titres plus qu’agréable. Alex Moklebust et ses acolytes, à défaut de frapper un grand coup, nous ont encore donné un album de haute tenue.

Tribes

Toujours un oeil sur ce groupe que nous vous avions fait découvrir il y a de cela de longs mois. Tout nouveau, tout beau ce single, premier extrait du prochain album programmé pour le 20 mai et qui aura pour titre « Wish to scream ».

Déjà les réflexions fusent , « ça sonne Rolling Stones« , « non, non, c’est le retour d’Oasis« , « et moi je trouve que c’est du Primal Scream« . Et alors ! Que cela ressemble à truc ou à machin on s’en fout, du moment que cela nous plaise et nous donne du plaisir.

Tribes, pour moi, c’est à la fois, l »histoire, le présent et le futur du rock. Ce son indéfinissable, avec ces mélodies tout aussi indéfinissables, qui nous font vivre d’indéfinissables vibrations, pour moi c’est l’essence même du rock’n’roll. Et Tribes baigne dans ce méli-mélo ! On reparlera de tout ça en mai pour la sortie de l’album, en attendant dégustez le single.